Le retournement de l’inflation en Irlande indique un changement
Ce retournement net de l’inflation irlandaise, de -0,9% à +0,9% sur un mois, est un signal important. Il remet en cause l’idée que la hausse des prix ralentissait clairement dans toute la zone euro. Il faut maintenant remettre en question les attentes des marchés concernant des baisses de taux par la Banque centrale européenne (BCE — l’institution qui fixe la politique monétaire de la zone euro) plus tard cette année. Nous pensons que les traders (opérateurs de marché) pourraient commencer à vendre des contrats à terme (accords pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur les taux d’intérêt à court terme liés à l’EURIBOR (taux de référence des prêts interbancaires en euros), en anticipant que la BCE devra retarder sa phase de baisse des taux (assouplissement — baisse des taux pour faciliter le crédit). Ce nouvel ajustement des prix de marché reflète un pari selon lequel la tendance à la désinflation (ralentissement de la hausse des prix) observée en 2025 n’est pas aussi solide qu’on le pensait. L’activité sur les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pourrait se déplacer vers plus de volatilité (variations plus fortes des prix) et vers une probabilité accrue de stabilité des taux, plutôt que de baisses. Ces données inquiètent d’autant plus que des rapports récents montraient que l’inflation des services (hausse des prix des services comme les transports, restaurants, santé), reste « collante » (elle baisse difficilement), atteignant un plus haut sur 12 mois à 5,1%. Avec une progression des salaires supérieure aux attentes au T4 2025 (quatrième trimestre 2025), la pression inflationniste de fond semble forte. Cela fait apparaître l’IPC de février moins comme un accident que comme un retour de tendance. Sur le marché des changes (marché des monnaies), l’euro pourrait se renforcer. La perspective que la BCE maintienne des taux élevés plus longtemps que la Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis) ou la Banque d’Angleterre (banque centrale du Royaume-Uni) rend la monnaie unique plus attractive. Nous anticipons un mouvement de rachat pour fermer des positions vendeuses sur l’euro (positions « short » — parier sur une baisse), mises en place fin d’année dernière.Conséquences de marché pour les taux, les devises et les actions
Pour les produits dérivés sur actions (instruments dont la valeur dépend d’actions ou d’indices), cela crée un facteur défavorable pour le marché boursier irlandais. Les traders pourraient augmenter la couverture (hedging — réduire le risque) en achetant des options de vente (« put » — droit de vendre à un prix fixé) sur l’indice ISEQ 20. Le risque que des coûts d’emprunt plus élevés pèsent sur les bénéfices des entreprises devient une préoccupation majeure pour les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets