Marché du travail tendu : risque accru pour la politique monétaire
Un taux de chômage inchangé à 2,2 % confirme que le marché du travail reste extrêmement « tendu » (c’est‑à‑dire qu’il manque de main‑d’œuvre, avec beaucoup de postes à pourvoir). C’est une contrainte majeure pour l’économie russe. Cela suggère que les salaires vont continuer à pousser à la hausse, ce qui alimente l’inflation intérieure (hausse générale des prix dans le pays). Dans ce contexte, il est très probable que la Banque centrale de Russie conserve une posture restrictive sur les taux d’intérêt (une politique dite « offensive », c’est‑à‑dire favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation) dans les prochaines semaines. Étant donné la priorité donnée à l’inflation, le taux directeur (le principal taux fixé par la banque centrale, qui influence l’ensemble des taux de l’économie) devrait rester élevé, probablement autour de 16 %, son niveau depuis fin 2023. Cette politique monétaire restrictive vise à soutenir le rouble (la monnaie russe) et à freiner la demande (consommation et investissements). Dans ce cadre, des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) misant sur la stabilité du rouble, comme la vente d’options d’achat USD/RUB « hors de la monnaie » (options avec un prix d’exercice éloigné du cours actuel, donc moins susceptibles d’être exercées), peuvent être envisagées. Cette pénurie de main‑d’œuvre pèse aussi sur la rentabilité des entreprises, ce qui complique la lecture pour les actions. La demande des ménages semble solide, mais la hausse des coûts salariaux va réduire les marges (le profit restant après les coûts) des sociétés cotées sur la MOEX (principale place boursière de Moscou). Cette incertitude peut accroître la volatilité (amplitude des variations de prix), ce qui rend pertinentes des stratégies comme l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les contrats à terme (futures, contrats standardisés portant sur un achat/vente à une date future) de l’indice MOEX. Nous surveillons aussi de près les prix des matières premières, en particulier le brut Urals (qualité de pétrole russe), car ils influencent fortement les recettes publiques et la solidité de la devise. En 2025, les variations des prix du pétrole ont directement pesé sur le rouble, un mécanisme qui devrait perdurer. Tout signe de faiblesse de la demande mondiale d’énergie pourrait rapidement l’emporter sur l’effet de soutien des taux domestiques élevés.
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