L’inflation de mars confirme les contraintes de politique monétaire
La publication confirme la tendance observée. Une hausse mensuelle élevée de 1,2%, conforme aux prévisions, ne crée pas de surprise immédiate sur les marchés. Cela renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) dispose de peu de marge pour assouplir sa politique de taux (niveau des taux d’intérêt fixés pour influencer l’économie). Dans notre lecture, la forte hausse de 15% des contrats à terme sur l’énergie (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) au quatrième trimestre rendait ce résultat probable. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie, a aussi accéléré en février vers un rythme annualisé de 4,5% (taux exprimé comme s’il se répétait sur un an), signe que les hausses de prix s’installent. Le chiffre de mars prolonge donc ces tendances. Pour les intervenants sur les taux, cela consolide le scénario de taux « plus élevés plus longtemps » pour les rendements allemands (taux d’intérêt des obligations). Les positions vendeuses sur les contrats à terme de Bund (obligation d’État allemande de référence) restent dominantes, le mouvement le plus probable des rendements restant orienté à la hausse. Pas d’attente de changement majeur de prix aujourd’hui, mais tout repli des rendements pourrait être vu comme une occasion de vendre. Cette inflation durable peut peser sur le DAX (indice boursier allemand). Les investisseurs peuvent utiliser des options (instruments donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour viser un marché stable ou légèrement baissier, par exemple en vendant des options d’achat très au-dessus du cours (options d’achat « hors de la monnaie », donc peu susceptibles d’être exercées). Avec cette donnée désormais intégrée, une baisse de la volatilité implicite (niveau de variation future anticipé par le marché via le prix des options) à court terme est aussi possible.Soutien à l’euro et positionnement de marché
L’euro devrait rester soutenu, car cette statistique conforte une trajectoire de BCE plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire davantage tournée vers la lutte contre l’inflation). La Réserve fédérale américaine (Fed) a récemment laissé entendre une possible pause dans ses hausses de taux, tandis que l’inflation américaine (CPI, indice des prix à la consommation) a reculé vers 3,1%. Dans ce contexte, les positions misant sur un euro plus fort, surtout face au dollar, restent cohérentes pour les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets