Négociations avec l’Iran et risque sur le pétrole
L’Iran devrait répondre jeudi à une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Le statut du détroit d’Ormuz reste incertain, ce qui maintient les prix du pétrole bien au-dessus des niveaux d’avant-guerre. En zone euro, les commandes à l’industrie allemande ont progressé de 5 % en mars, au-dessus des 1 % attendus, après +1,4 % en février. Les ventes au détail de mars en zone euro seront publiées plus tard, et les déclarations de responsables de la Banque centrale européenne (BCE) pourraient préciser le calendrier du resserrement (réduction du soutien monétaire, généralement via des taux plus élevés ou moins d’achats d’actifs). On retrouve un schéma connu sur EUR/GBP, avec une paire actuellement bloquée près de 0,8700, comme l’an dernier lorsqu’elle était contenue sous 0,8650. Cette hésitation suggère que les opérateurs attendent un déclencheur clair avant de se positionner. La volatilité implicite (volatilité « anticipée » par le marché à partir du prix des options) des options à un mois évolue autour de 5,8 %, un niveau bas historiquement, cohérent avec une attitude d’attente. Les élections locales britanniques de mai 2025, qui avaient marqué un net revers pour le Labour au pouvoir, avaient provoqué une baisse marquée mais temporaire de la livre. Aujourd’hui, l’attention se porte sur la difficulté de la Banque d’Angleterre à contenir l’inflation des services (hausse des prix dans les services), ressortie à 5,9 % lors de la dernière publication, ce qui complique le calendrier de baisses de taux. Cette incertitude pèse sur la livre, comme les tensions politiques observées l’an dernier.Données de zone euro et signaux de politique monétaire
Côté zone euro, la situation rappelle le passé : des données solides ne suffisent pas toujours à soutenir durablement l’euro. Si le PIB (produit intérieur brut, mesure de la croissance) de la zone euro au T1 2026 a affiché une progression modeste de 0,3 %, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne est retombé à 91,5, signe d’un recul de la confiance dans la principale économie de la zone. La BCE se retrouve dans une position délicate, et les opérateurs hésitent à acheter fortement l’euro face à des signaux contradictoires. Compte tenu d’une évolution en range (cours qui oscillent dans une zone sans tendance claire) et des incertitudes fondamentales (facteurs économiques et politiques) sur les deux devises, les positions au comptant (achat/vente immédiat sur le marché spot) comportent un risque élevé. Une approche plus prudente pour les prochaines semaines serait d’envisager des stratégies sur options, comme l’achat d’un strangle : achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, toutes deux hors de la monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel). L’objectif est de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, sans avoir à prévoir le déclencheur. Comme en 2025, le niveau élevé des prix de l’énergie continue de peser sur les deux économies. Avec le Brent (référence du pétrole en Europe) toujours au-dessus de 95 dollars le baril en raison des tensions géopolitiques, le Royaume-Uni et la zone euro subissent une inflation plus forte et une consommation freinée. Cela suggère que toute hausse d’EUR/GBP pourrait rester limitée tant que les coûts de l’énergie ne montrent pas un recul durable.
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