Les données de la zone euro pèsent sur la paire
L’euro s’est affaibli après la baisse de l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne à 84,4 en avril, contre 86,3, sous le consensus à 85,5. L’évaluation de la situation actuelle a reculé à 85,4 contre 86,7 (86,2 attendu) et la composante des anticipations (attentes des entreprises) est tombée à 83,3 contre 85,9 (85 attendu). Selon des informations de presse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est attendu à Islamabad. Mais l’agence IRNA a indiqué que ce déplacement vise des échanges avec des responsables pakistanais, et non un contact direct avec les États-Unis. La perspective d’un blocus naval américain, ainsi que d’un double blocus au détroit d’Ormuz, a maintenu des risques sur l’offre de pétrole et des prix de l’énergie élevés, alimentant les inquiétudes sur l’inflation (hausse durable des prix). La BCE (Banque centrale européenne) et la BoE (Banque d’Angleterre) devraient largement laisser leurs taux inchangés la semaine prochaine, avec une attention portée aux indications sur la suite (orientation de politique monétaire). L’inflation est suivie via l’IPC (indice des prix à la consommation) et l’IPC sous-jacent (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation), de nombreuses banques centrales visant autour de 2%.Divergence des taux et positionnement via les options
La BoE a réagi plus fermement au risque d’inflation sur l’année écoulée, avec deux relèvements de taux portant le taux directeur (« Bank Rate », le principal taux de la banque centrale) à 5,75%. Les dernières données d’inflation au Royaume-Uni pour mars 2026, à 3,1% et jugées « persistantes » (c’est-à-dire qui baisse difficilement), suggèrent que les décideurs ne se presseront pas pour réduire les taux. Cette position est confortée par une consommation qui résiste, les dernières ventes au détail montrant une progression modérée mais régulière. À l’inverse, la BCE s’est montrée plus prudente, en raison d’une croissance faible dans la zone euro, surtout en Allemagne. Après une seule hausse de taux sur l’année, son principal taux se situe à 4,25%. L’inflation en zone euro étant revenue à 2,5%, les marchés intègrent la possibilité de baisses de taux avant la fin de l’année. Cet écart de taux d’intérêt (différence entre les niveaux de taux des deux zones) continue de peser sur l’euro face à la livre. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire EUR/GBP), ce contexte favorise des stratégies visant à tirer parti d’une baisse qui se poursuivrait, mais plus lente, de l’EUR/GBP. L’achat d’options de vente (« put », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) permet de parier sur un nouveau repli tout en fixant à l’avance la perte maximale. Autre approche : pour ceux qui anticipent que la paire restera sous des niveaux de résistance (zone de prix où la hausse est souvent freinée), la vente d’options d’achat (« call ») hors de la monnaie (« out-of-the-money », option dont le prix d’exercice est défavorable au cours actuel) peut permettre d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option). Les risques géopolitiques au Moyen-Orient se sont atténués, mais l’énergie reste une source possible de forte variation des prix (volatilité). Cette incertitude rend les options utiles pour encadrer le risque dans les semaines à venir.
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