Indicateurs de momentum et biais actuel
L’indice de force relative (RSI, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) à 14 jours se situe autour de 45. Cela indique un momentum modéré, avec un léger avantage pour les vendeurs, sans signal de « survente » (niveau où la baisse devient excessive). Un support se situe à 1,1411, plus bas de huit mois atteint le 13 mars. Une nouvelle baisse pourrait ramener le niveau du canal baissier vers 1,1250. Une résistance se situe vers 1,1544, près du haut du canal et de la MME à 9 jours. En cas de franchissement du canal, la paire pourrait viser la MME à 50 jours à 1,1637, puis 1,2082, plus haut depuis juin 2021, inscrit le 27 janvier. L’analyse technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA.Retour sur la configuration de 2025
En revenant sur l’analyse à la même période en 2025, l’EUR/USD peinait autour de 1,1540, coincé dans un canal baissier. Le sentiment était légèrement négatif, les principales moyennes mobiles freinant toute tentative de reprise. Les vendeurs gardaient alors un léger avantage. Cette phase baissière n’a pas duré : la paire a franchi nettement la résistance du canal au deuxième trimestre 2025. Depuis, le contexte fondamental a fortement tourné en faveur de l’euro, avec des cours au-dessus des anciennes résistances. Les dernières données vont dans le sens d’un euro plus solide. L’estimation préliminaire de l’inflation (« flash », première publication) en zone euro pour mars 2026 est ressortie à 2,8%, au-dessus des attentes, ce qui accroît la pression sur la Banque centrale européenne pour adopter un ton plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à une hausse des taux). En général, des anticipations d’inflation plus élevées soutiennent une monnaie, car les investisseurs intègrent la possibilité de relèvements de taux. Aux États-Unis, l’économie montre des signes de ralentissement. Le dernier rapport sur l’emploi hors secteur agricole (Non-Farm Payrolls, principal indicateur mensuel de créations d’emplois) pour mars 2026 fait état de seulement 150.000 emplois, sous le consensus de 210.000. Cette faiblesse alimente l’idée que la Réserve fédérale pourrait envisager des baisses de taux plus tard cette année, ce qui pèse sur le dollar. Dans ce contexte de divergence, certains opérateurs peuvent privilégier des stratégies visant une hausse supplémentaire de l’EUR/USD. Acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (« strike », le prix fixé dans le contrat) visant 1,2082 permet de viser une progression tout en limitant le risque au montant payé pour l’option (« risque défini »). Il faut toutefois envisager qu’une hausse récente puisse provoquer un repli à court terme. Pour couvrir des positions acheteuses ou miser sur une correction limitée, acheter des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) avec un strike proche de 1,1800 peut être une approche prudente. Cette zone avait servi de résistance fin de l’an dernier et pourrait désormais jouer un rôle de support. Les signaux contradictoires des banques centrales devraient maintenir une volatilité implicite élevée (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) dans les prochaines semaines. Dans cet environnement, vendre des spreads de puts hors de la monnaie (stratégie consistant à vendre un put et acheter un autre put plus bas, avec des strikes au-dessous du cours) peut être utilisé pour chercher un revenu. Cette approche est gagnante si l’EUR/USD monte, stagne ou baisse légèrement, tant qu’il reste au-dessus du strike du put vendu à l’échéance.
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