La croissance ralentit tandis que l’inflation reste élevée
Sur un mois, l’IPCH global progresse de 1,0% et l’IPCH sous-jacent de 0,9%. En mars, les hausses mensuelles de l’inflation globale et sous-jacente étaient de 1,3% et 0,8%. Eurostat a publié l’estimation provisoire de l’IPCH d’avril et le PIB du premier trimestre à 09:00 GMT. Le consensus tablait sur 2,9% d’IPCH annuel, 2,3% d’inflation sous-jacente, 0,2% de PIB trimestriel et 0,9% de PIB annuel. Aux États-Unis, le FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale) a voté 8 voix contre 4 pour maintenir les taux entre 3,5% et 3,75%, un niveau de désaccord (dissidence) inédit à quatre membres depuis octobre 1992. L’EUR/USD évoluait autour de 1,1680, avec la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (EMA, indicateur de tendance qui donne plus de poids aux prix récents) à 1,1678, l’EMA à 9 jours à 1,1700, et un plus bas de huit mois à 1,1411 atteint le 13 mars ; le RSI à 14 jours (indice de force relative, indicateur qui mesure le rythme des variations de prix) se situait près de 49. En 2022, l’euro représentait 31% des transactions mondiales sur le marché des changes (FX, marché des devises), avec un volume moyen quotidien supérieur à 2 200 milliards de dollars. L’EUR/USD comptait pour environ 30% des échanges, tandis que l’EUR/JPY représentait 4%, l’EUR/GBP 3% et l’EUR/AUD 2%.Conséquences pour le marché et principaux risques
L’économie montre un net ralentissement : le PIB du T1 n’affiche que +0,1% au lieu de +0,2% attendu. Dans le même temps, l’inflation globale remonte à 3,0%, au-dessus des 2,9% anticipés. Cette combinaison — croissance faible et inflation tenace — complique la situation. Cela place la Banque centrale européenne dans une position délicate : elle pourrait être amenée à relever ses taux en juin pour freiner l’inflation, malgré une conjoncture fragile. À l’inverse, la Réserve fédérale américaine (Fed) adopte un ton plus ferme contre l’inflation, ce qui soutient le dollar. L’écart d’orientation (divergence) entre banques centrales reste donc un facteur majeur à surveiller. Ce tableau rappelle les signaux observés avec la faiblesse de la production industrielle allemande en 2025, qui pointait vers un essoufflement du secteur manufacturier. Les chiffres de PIB confirment une zone euro en perte de vitesse, avec un risque de « stagflation » (croissance faible et inflation élevée en même temps). La statistique Eurostat du 22 avril 2026, montrant une baisse de 0,5% de la production industrielle en mars par rapport à février, va dans le même sens. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter d’une baisse de l’EUR/USD peuvent être envisagées. Par exemple, acheter des options de vente (put, contrat qui gagne de la valeur si le taux de change baisse) avec un prix d’exercice (strike, niveau de change fixé dans le contrat) inférieur à 1,1680 permet de se positionner en vue d’un retour vers les plus bas de mars autour de 1,1411, tout en limitant le risque au montant payé pour l’option. Ces signaux contradictoires peuvent accroître la volatilité (amplitude des variations de prix). Les positions qui bénéficient d’une hausse de volatilité peuvent alors devenir plus intéressantes. La réunion de la BCE en juin est un rendez-vous clé, et la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les options euro pourrait augmenter à l’approche. Des montages comme les spreads d’options (combinaison d’options pour réduire le coût) peuvent aider à limiter la prime payée.
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