Face à la montée des craintes de guerre avec l’Iran, le dollar américain s’affaiblit alors que la Fed, au ton hawkish, maintient ses taux ; le DXY passe sous les 100

by VT Markets
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Mar 21, 2026
L’indice du dollar américain (US Dollar Index) est retombé sous 100,00 à 99,60 vendredi, après une hausse en milieu de semaine lorsque la Réserve fédérale (Federal Reserve, la banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux à 3,50%–3,75%. La guerre en Iran approche de la fin de sa troisième semaine, le détroit d’Ormuz reste pratiquement fermé, et des informations indiquent que le Pentagone envoie plusieurs milliers de Marines supplémentaires (soldats d’infanterie de la marine américaine). L’EUR/USD (euro contre dollar) évoluait près de 1,1550 après avoir touché de nouveaux plus bas de 2026, tandis que les marchés estiment à 85% la probabilité d’une hausse de taux de la BCE (Banque centrale européenne) cette année. Le GBP/USD (livre sterling contre dollar) tournait autour de 1,3330 après que la Banque d’Angleterre a maintenu ses taux, tout en signalant un possible durcissement (hausse des taux) si l’inflation poussée par l’énergie continue.

Politique de change et principales paires

L’USD/JPY (dollar contre yen) évoluait près de 159,30 après que la Banque du Japon a indiqué un retour à une politique plus normale (réduire l’argent facile et aller vers des taux plus élevés). L’AUD/USD (dollar australien contre dollar) était près de 0,7010 après une deuxième hausse de taux consécutive de la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale d’Australie). Le WTI (pétrole américain, West Texas Intermediate) s’échangeait près de 98$ le baril, proche de son plus haut de la semaine. L’or a baissé à 4 583$ dans un contexte de rendements du Trésor américain (taux des obligations d’État des États-Unis) plus élevés et de ventes forcées (ventes obligées, par exemple pour couvrir des pertes). Les intervenants prévus incluent plusieurs responsables de la BCE, de la Fed (banque centrale des États-Unis), de la BoE (Bank of England, banque centrale du Royaume-Uni) et de la RBNZ (Reserve Bank of New Zealand, banque centrale de Nouvelle-Zélande) de lundi à samedi. Les publications clés incluent la confiance en zone euro, les PMI (indices d’activité calculés via des enquêtes auprès des entreprises) et l’IHPC/HICP (indice des prix harmonisé, une mesure officielle de l’inflation), l’inflation et les ventes au détail au Royaume-Uni, l’ADP (estimation privée de l’emploi aux États-Unis), les inscriptions au chômage et l’indice de confiance de l’Université du Michigan, ainsi que le CPI (indice des prix à la consommation) au Japon et les minutes de la BoJ (compte rendu de réunion). Le conflit en Iran met au premier plan les produits dérivés sur le WTI (contrats financiers liés au prix du pétrole, comme options et contrats à terme). Avec le détroit d’Ormuz fermé et le WTI près de 98$ le baril, le choc d’offre (baisse soudaine de l’offre disponible) est plus sévère que les perturbations en mer Rouge rencontrées en 2024 et 2025. L’attention se portera sur le rapport de stocks de l’EIA (Energy Information Administration, organisme public américain) mercredi, avec l’attente d’une nouvelle baisse des stocks similaire à la semaine dernière, ce qui pourrait pousser les prix au-dessus de 100$ si les tensions ne diminuent pas.

Risques macroéconomiques et volatilité

Il faut s’attendre à une poursuite de la faiblesse du dollar américain, même si la Fed ne bouge pas ses taux. L’incapacité de l’indice du dollar à rester au-dessus de 100,00 montre que le marché se concentre davantage sur une BCE et une Banque d’Angleterre qui « rattrapent » via des hausses de taux. Avec de nombreux discours des deux institutions la semaine prochaine, tout ton plus dur (hawkish, c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation) pourrait pousser l’EUR/USD vers 1,1600 et le GBP/USD au-dessus de 1,3400, ce qui rend intéressantes des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur ces paires. Les données d’inflation plus tard dans la semaine feront bouger les grandes paires. Il faudra surveiller le CPI du Royaume-Uni mercredi et l’IHPC/HICP « flash » (estimation rapide) de la zone euro vendredi, où un chiffre au-dessus des 2,6% attendus pourrait renforcer l’idée d’une hausse de taux de la BCE. De même, les signaux récents de la Banque du Japon impliquent qu’une hausse du yen (monnaie japonaise) doit être prise au sérieux, et l’USD/JPY pourrait tester un support (zone de prix où la baisse peut ralentir) sous 158,00. La chute de l’or à 4 583$ indique un changement important. Contrairement à d’autres conflits, la hausse des rendements du Trésor américain, qui dépasse maintenant les sommets de 2023, domine la demande de valeur refuge (actif recherché en période de stress). Il faut considérer l’or non comme une protection contre la guerre, mais comme un actif très sensible aux attentes de taux d’intérêt : ainsi, toute surprise plus « dure » (hawkish) dans les discours de la Fed la semaine prochaine pourrait déclencher une nouvelle baisse. Avec l’incertitude, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) restera élevée, ce qui rend les primes d’options (coût des options) chères. Cela favorise des stratégies qui profitent de grands mouvements, comme acheter un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sur des contrats à terme (futures) sur le pétrole avant des nouvelles géopolitiques. Cela implique aussi de surveiller l’aversion au risque (risk-off, mouvement vers des actifs jugés plus sûrs), qui continue de peser sur des monnaies comme le dollar australien malgré les récentes hausses de taux de la RBA.

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