Risques dans le détroit d’Ormuz
Ces déclarations interviennent alors que les tensions liées à l’Iran ont ravivé les inquiétudes concernant le détroit d’Ormuz. Ce passage est une route majeure pour le transport mondial de pétrole. Wright a dit que la réouverture du détroit est une priorité. Il a ajouté que la capacité de l’Iran à menacer le transport maritime dans la région doit être neutralisée (empêchée). Il a déclaré que toute opération militaire liée à la crise durerait probablement des semaines, pas des mois. Il a aussi précisé que des escortes navales américaines (navires militaires accompagnant des navires commerciaux pour les protéger) ne sont pas en place actuellement, mais pourraient être possibles avant la fin du mois. Wright a estimé que les marchés pétroliers dans l’hémisphère occidental ne sont « pas vraiment sous tension » par rapport à l’Asie. Après ces commentaires, le West Texas Intermediate (WTI, pétrole de référence aux États‑Unis) a progressé de 5,10% jeudi, à environ 91,75 $ le baril.Conséquences pour le trading et la couverture
Avec le WTI en hausse de plus de 5% au‑delà de 91 $, l’attention immédiate porte sur la volatilité (ampleur et vitesse des variations de prix). Le risque géopolitique est de nouveau intégré dans les prix, ce qui signifie que la volatilité implicite des options (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) va grimper. Il faut envisager des stratégies comme les straddles ou strangles (achat simultané d’options d’achat et de vente, avec le même prix d’exercice pour un straddle, et des prix d’exercice différents pour un strangle), qui peuvent gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, car les déclarations officielles et la peur du marché ne vont pas dans le même sens. Le signal d’un échange via la Réserve stratégique de pétrole, et non d’une vente directe, vise à calmer le marché en offrant un pont d’approvisionnement à court terme (un apport temporaire). Cela suggère que vendre des options d’achat à court terme, dont la prime (prix payé pour l’option) est élevée, peut être une stratégie possible, en pariant qu’une mise sur le marché limitera une hausse trop rapide. On a vu en 2022 que les mises sur le marché massives ont temporairement plafonné les prix, et le marché s’en souvient. Le point clé est la différence entre les marchés occidentaux et asiatiques. Cela conduit à trader l’écart Brent‑WTI (différence de prix entre le Brent, référence internationale, et le WTI), qui devrait s’élargir car le Brent est bien plus exposé à une perturbation dans le détroit d’Ormuz. Avec environ 21 millions de barils par jour passant par ce goulet d’étranglement (passage étroit où une perturbation bloque beaucoup de flux), on peut s’attendre à ce que l’écart dépasse largement sa zone récente autour de 4 $. Malgré l’idée d’une résolution « en quelques semaines », la menace d’un conflit plus large soutiendra les prix plus longtemps. Acheter des options d’achat avec des échéances plus lointaines, par exemple sur des contrats de juin ou juillet 2026 (contrats à terme, c’est‑à‑dire des accords d’acheter/vendre plus tard à un prix défini), permet de garder une exposition haussière au‑delà de la période attendue d’un échange via la Réserve. C’est d’autant plus vrai que la demande mondiale reste solide, avec des projections récentes d’une hausse de plus de 1,2 million de barils par jour cette année. Pour les consommateurs de carburant, comme les compagnies aériennes et les industriels, c’est un moment clé pour se couvrir contre de nouveaux chocs de prix. Verrouiller ses coûts en achetant des contrats à terme ou des options d’achat est prudent, car le risque de voir le pétrole tester 100 $ le baril est réel. Avec une Réserve stratégique d’un peu plus de 360 millions de barils, sa capacité à gérer une panne prolongée est plus limitée qu’il y a quelques années.
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