James Smith (ING) estime que la BoE pourrait relever ses taux une fois en juin, alors que l’inflation dépasse 4 %

by VT Markets
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Apr 30, 2026
La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 3,75 % en avril. Cette décision a été liée à la poursuite de la crise au Moyen-Orient et à son impact sur les anticipations de politique monétaire (c’est-à-dire ce que les acteurs du marché pensent que la banque centrale fera ensuite). ING prévoit désormais une hausse de taux en juin, après avoir auparavant tablé sur des taux inchangés cette année. Une hausse en juin est le scénario central, sans être certaine.

Fixation par le marché et signaux de politique monétaire

Le gouverneur Andrew Bailey a déclaré que les marchés étaient allés trop loin en intégrant dans les prix des hausses de taux. Il a aussi expliqué que maintenir les taux inchangés — plutôt que de les baisser comme cela aurait pu arriver avant la guerre — revient à durcir la politique monétaire (c’est-à-dire rendre le crédit plus cher et freiner l’activité). ING s’attend à ce que l’inflation britannique atteigne un pic légèrement au-dessus de 4 % cette année. ING ne prévoit pas une envolée durable de l’inflation comme en 2022. En revenant à l’analyse d’avril 2025, la Banque d’Angleterre envoyait prudemment le signal d’un éloignement de son taux de 3,75 %. Le débat, alimenté par la crise au Moyen-Orient, portait sur la question de savoir si une seule hausse en juin suffirait à freiner l’inflation. Cela a créé une forte incertitude sur le marché des dérivés de taux d’intérêt (des contrats financiers utilisés pour se couvrir ou spéculer sur l’évolution des taux). Comme on le sait, la hausse de juin 2025 a bien eu lieu, mais les hausses supplémentaires anticipées par le marché ne se sont pas matérialisées. L’inflation a culminé autour de 4,2 % à la mi-2025 avant de commencer à reculer lentement, confirmant l’idée de la Banque selon laquelle la poussée ne serait pas aussi durable qu’en 2022. Cela montre que le marché a tendance à surestimer le durcissement monétaire (une politique dite « faucon », donc plus stricte) face à des chocs d’offre (hausse des coûts liée à l’énergie, aux matières premières ou aux ruptures d’approvisionnement).

Conséquences pour le trading en 2026

Aujourd’hui, le 30 avril 2026, la situation ressemble à celle d’alors : les taux sont à 4,0 % et les marchés intègrent de nouveau au moins deux hausses supplémentaires cette année. Les dernières données de l’ONS (l’office national des statistiques britannique) montrent une inflation CPI globale (indice des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation) qui reste élevée à 3,8 %, ce qui accroît la pression sur la Banque. Mais les événements de l’an dernier incitent à se méfier des anticipations trop agressives du marché. Les traders sur dérivés (opérateurs traitant des contrats dont la valeur dépend des taux) peuvent envisager de se positionner sur un scénario où la Banque d’Angleterre déçoit les attentes de durcissement. Cela peut passer par la vente d’options d’achat « hors de la monnaie » sur des contrats à terme SONIA (options dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel ; SONIA est le taux interbancaire au jour le jour en livres, référence des marchés). Cette stratégie gagne si les taux montent moins que ce qui est déjà intégré dans les prix. Elle revient à parier que le taux final du cycle (le niveau maximal atteint par les taux avant stabilisation ou baisse) est plus proche que ne le suggère la courbe des taux à terme (les taux implicites pour les périodes futures). Une autre piste concerne la volatilité (amplitude des variations de prix). Compte tenu du schéma répété — inquiétude du marché puis patience de la banque centrale — la volatilité implicite (volatilité attendue et intégrée dans le prix des options) sur les options de taux à court terme peut être trop élevée. Vendre des « strangles » sur des contrats à terme short-sterling (stratégie consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente éloignées du prix actuel) peut permettre d’en profiter si la Banque choisit de maintenir les taux pendant l’été, et si la nervosité actuelle retombe. Il faut aussi surveiller les salaires : la progression annuelle de la rémunération reste élevée à 5,5 %, un point clé pour les membres du comité de la Banque. Cette rigidité des salaires alimente les paris de hausse de taux. Toutefois, en gardant en tête le scénario de 2025, nous estimons que la Banque finira par regarder au-delà du bruit à court terme et se concentrer sur le ralentissement de la demande sans provoquer une récession marquée.

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