Perspectives d’inflation après la fermeture d’Ormuz
Il a expliqué que les chocs inflationnistes (hausses de prix provoquées par un événement externe, comme une crise géopolitique ou une flambée de l’énergie) ne dispensent pas la Fed de sa mission, mais rendent l’exercice plus difficile. Avant le conflit avec l’Iran, il avait une certaine confiance dans le retour progressif de l’inflation vers 2%. Il a indiqué que le choc lié à l’Iran a modifié les perspectives d’inflation. Il a aussi dit que le marché du travail (emploi, chômage, rythme des embauches) évoluait sans direction claire et l’a qualifié de « tiède » (ni très dynamique, ni franchement en difficulté). Il a ajouté que le marché du travail semble résister. Il a aussi dit ne pas être certain que les décisions de la Fed sur son taux directeur (taux d’intérêt de référence qui influence le coût du crédit) aient un effet important sur les taux des prêts immobiliers (taux des crédits logement).Positionnement des marchés pour des taux plus élevés
Le choc lié au conflit avec l’Iran en 2025 a brièvement propulsé le pétrole WTI (référence du pétrole américain) au-dessus de 120 dollars le baril. Même si les prix se sont ensuite stabilisés autour de 95 dollars, une « prime de risque géopolitique » (surcoût intégré dans les prix à cause des risques de crise) semble désormais durable. Toute nouvelle tension au Moyen-Orient pourrait provoquer une nouvelle envolée. Dans ce contexte, des options d’achat à longue échéance sur le pétrole (contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter plus tard à un prix fixé) peuvent servir de couverture (protection financière) contre la volatilité (fortes variations de prix). Cette approche part du principe que les risques d’offre (menace sur la production et le transport) apparus l’an dernier sont toujours présents. Conséquence: l’inflation reste difficile à faire baisser. Le dernier rapport CPI d’avril 2026 (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) fait état d’une hausse de 3,4% sur un an (comparaison avec le même mois un an plus tôt), bien au-dessus de l’objectif de la Fed. Cela confirme les craintes de 2025: des chocs externes compliquent fortement le retour à 2%. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la Fed annonce prochainement un assouplissement (baisse des taux, politique monétaire plus favorable au crédit). Pour les intervenants sur les taux (traders de taux, acteurs qui achètent et vendent des produits liés aux taux d’intérêt), cela implique que le scénario « plus haut plus longtemps » reste le plus cohérent: des taux qui restent élevés pendant une période prolongée. Le marché peut anticiper des baisses en fin d’année, mais la résistance de l’inflation suggère que ces baisses pourraient être reportées. Certains voient un intérêt dans des stratégies sur options liées aux contrats à terme SOFR (contrats sur le taux SOFR, un taux de référence du marché monétaire américain, proche des taux au jour le jour) qui gagneraient si la Fed est contrainte de maintenir ses taux inchangés jusqu’à la fin de l’année. Le tableau du marché du travail décrit l’an dernier comme « tiède » et « qui tient » reste globalement valable. Le dernier rapport sur l’emploi fait état d’un gain de 210.000 emplois, avec un chômage à 3,8%, un niveau bas. De quoi laisser à la Fed peu de raisons de baisser les taux pour soutenir l’emploi. Cette solidité de l’emploi donne à la Fed l’argument pour se concentrer sur la lutte contre l’inflation.
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