Signaux de marché et priorités de la banque centrale
Société Générale indique que les prochaines enquêtes auprès des entreprises seront scrutées pour détecter de faibles variations de l’activité, en parallèle d’un retour des tensions sur les prix. Elle ajoute que les banquiers centraux surveilleront une hausse plus large des prix dans les services. (Une enquête auprès des entreprises mesure, via des questions standardisées, l’évolution des commandes, de la production, de l’emploi et des prix. Les « services » regroupent par exemple transport, hôtellerie, santé, assurances.) Société Générale précise que si les indices d’activité ne bougent que légèrement mais que les indices de prix continuent de monter, cela réduirait les doutes sur une hausse des taux de la BCE en juin. Elle estime que seule une détente soudaine et nette des tensions au Moyen-Orient pourrait l’éviter. (Une hausse des taux signifie que la BCE augmente ses taux directeurs, ce qui renchérit le crédit et vise à freiner l’inflation.) Le risque croissant d’un choc pétrolier lié aux tensions au Moyen-Orient recentre l’attention sur l’inflation (la hausse générale des prix). Le Brent (pétrole de référence en Europe) s’échange, via des contrats à terme — des contrats fixant aujourd’hui un prix pour une livraison future — au-dessus de 105 dollars le baril, un niveau rarement observé depuis les inquiétudes sur l’approvisionnement fin 2025. Cette pression sur les prix est la préoccupation principale de la BCE. Les dernières données confortent ce scénario plus restrictif : l’estimation « flash » (première estimation rapide) de l’inflation HICP (indice des prix harmonisé, mesure comparable entre pays) en zone euro pour avril 2026 ressort à 3,1%, toujours élevée. Après une inflation qui semblait ralentir en 2025, ces éléments suggèrent que les hausses de prix s’installent de nouveau, surtout dans les services, ce qui complique toute attitude d’attente de la banque centrale.
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