Dynamique des achats d’or des banques centrales
La Pologne et l’Ouzbékistan ont enregistré les plus fortes augmentations au T1, avec respectivement 31 tonnes et 25 tonnes. La Chine a acheté 7 tonnes au T1, et le total devrait augmenter au trimestre en cours. Nous observons un signal clair de la banque centrale chinoise, qui a profité du recul des prix en avril pour renforcer ses réserves d’or. Il s’agit de son plus gros achat depuis décembre 2024 et cela prolonge une trajectoire d’achats réguliers sur 18 mois. Ce comportement indique que les institutions officielles accordent une valeur durable à l’or. Cette tendance ne se limite pas à un seul pays: les banques centrales dans le monde ont ajouté près de 245 tonnes au premier trimestre, légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale. Entre 2022 et 2024, l’accumulation rapide par les banques centrales — c’est-à-dire des achats importants d’or par des acteurs publics — a contribué à pousser l’or vers de nouveaux records malgré un dollar américain fort. Si les achats chinois augmentent ce trimestre, cette demande institutionnelle — la demande venant des banques centrales et d’organismes publics — soutient les prix.Configurations de trading et gestion du risque
Pour les traders, ces achats persistants peuvent créer un «plancher» de prix, c’est-à-dire un niveau en dessous duquel le prix a plus de mal à baisser, rendant des replis marqués moins probables à court terme. Alors que l’indice de volatilité de l’or de Cboe (GVZ) — un indicateur des variations attendues du prix de l’or — est retombé à 20,5 après ses pics d’avril, les options d’achat (call) à échéance juillet et août — des contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé — paraissent plus abordables. Mettre en place des «spreads» haussiers sur calls — une combinaison d’achat et de vente de calls pour réduire le coût — peut être une manière de se positionner à moindre coût sur un retour progressif vers les plus hauts de l’année. Avec une demande régulière, certains traders peuvent envisager de vendre des options de vente (put) «hors de la monnaie» — des puts dont le prix d’exercice est inférieur au prix actuel, donc moins susceptibles d’être exercés — afin d’encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option). Le récent passage vers 2.300 dollars fin avril a été rapidement racheté, signalant un soutien cohérent avec l’activité des banques centrales. Cette approche peut gagner si le prix monte ou évolue sans tendance marquée, si l’on considère qu’une forte chute est peu probable. Cette demande officielle reste solide alors que les derniers chiffres d’inflation publiés par le Bureau of Labor Statistics (BLS) — l’organisme public américain qui produit ces statistiques — montrent un indice des prix à la consommation (CPI) — mesure de l’évolution des prix payés par les ménages — toujours élevé à 3,6% sur un an en avril, ce qui suggère que la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale des États-Unis, pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Historiquement, des taux élevés ou stables constituent un facteur défavorable à l’or, car l’or ne verse pas d’intérêt. Toutefois, les achats continus des banques centrales compensent en partie cet effet et doivent être intégrés aux stratégies.
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