Perspectives techniques à court terme
Les signaux techniques à court terme restent orientés positivement, avec le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) autour de 60 et l’histogramme du MACD (un indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) légèrement au-dessus de zéro. Des résistances (zones de prix où la hausse a souvent du mal à aller plus loin) sont situées vers 0,5930, puis 0,5965 (plus haut du 10 mars) et autour de 0,6015 (plus haut du 26 février). Des supports (zones où les achats apparaissent souvent et freinent la baisse) sont identifiés vers 0,5860, puis 0,5840 (plus bas de vendredi). Une cassure sous 0,5840 ramènerait l’attention vers 0,5800 (plus bas du 13 avril). En revenant à la situation d’avril 2025, l’optimisme sur le « Kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais) venait d’anticipations de hausse de taux par la Reserve Bank of New Zealand (RBNZ, banque centrale néo-zélandaise) et d’une désescalade géopolitique. Cet écart de politique monétaire, avec une Fed (Réserve fédérale américaine) en pause sur ses taux, donnait un signal de marché. Dans ce contexte, être « long » NZD contre USD (acheter du NZD et vendre de l’USD, donc parier sur une hausse du NZD/USD) était jugé favorable.Stratégie et gestion du risque
Dans ce cadre, il peut être pertinent de se positionner pour une poursuite de la hausse du NZD/USD dans les prochaines semaines. Une stratégie simple consiste à acheter des options d’achat (options « call », un contrat qui donne le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur NZD/USD avec une échéance juillet 2026. Cela permet de viser une hausse tout en limitant le risque maximal à la prime (le coût payé) de l’option. Il est possible de viser des prix d’exercice (niveau de prix fixé dans l’option) autour de 0,6250, légèrement au-dessus du prix au comptant (prix immédiat du marché) d’environ 0,6180. La position profite du « carry » (gain lié au différentiel de taux d’intérêt entre deux devises) en faveur du NZD et d’une éventuelle appréciation si les statistiques américaines continuent de se dégrader. Le risque principal reste un virage soudain plus « hawkish » de la Fed (un ton plus dur, qui signale des taux plus élevés), scénario jugé peu probable au vu des derniers indicateurs sur l’emploi américain. Pour encadrer ce risque, on peut se rappeler les retournements rapides observés lors des changements de cap des banques centrales en 2022. Comme les conditions peuvent évoluer vite, associer des calls à un achat plus modestes d’options de vente « put » (contrat donnant le droit de vendre) hors de la monnaie (avec un prix d’exercice moins favorable que le prix actuel, donc moins cher mais protecteur en cas de chute) peut servir de couverture. Cela apporte un filet de sécurité si l’appétit pour le risque se détériore à l’échelle mondiale ou si la RBNZ surprend en adoptant un ton plus « dovish » (plus accommodant, qui suggère des taux plus bas).
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