Données américaines et évolution du dollar
Les données sur l’emploi aux États-Unis ont montré un ralentissement, avec les offres d’emploi JOLTS (enquête officielle mesurant les postes à pourvoir) passant de 7,24 millions en janvier à 6,882 millions en février. Les embauches ont aussi reculé, à 3,4 % (contre 6,5 %), selon le département américain du Travail. Au Royaume-Uni, le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production de richesse) a progressé de 0,1 % au T4 2025, conforme aux attentes, et de 1 % sur un an, inchangé, selon l’ONS (Office for National Statistics, institut national de statistique britannique). L’OCDE a abaissé la semaine dernière sa prévision de croissance du Royaume-Uni à 0,7 %, contre 1,2 %. Les marchés monétaires anticipent 59 points de base de hausse des taux de la Banque d’Angleterre (un point de base = 0,01 point de pourcentage). L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme pour estimer les attentes de marché) suggère, lui, un statu quo de la Fed. Les niveaux techniques cités incluent des résistances à 1,3282 et 1,3330, avec des supports autour de 1,3180–1,3200, puis 1,3100 et 1,3035. La situation au Moyen-Orient reste surveillée, les menaces iraniennes devant commencer le 1er avril. En général, ce type de risque géopolitique pousse les investisseurs vers le dollar, souvent considéré comme une valeur refuge. La réaction initiale du marché est restée limitée, signe d’une posture d’attente. Après la faiblesse observée dans le rapport JOLTS de février 2026, l’indice PMI composite « flash » de S&P Global pour mars (enquête préliminaire sur l’activité des entreprises ; au-dessus de 50 = expansion) a, lui, rebondi à 52,1, porté par les services. Ces signaux contradictoires brouillent les perspectives de la Fed et renforcent l’idée d’une pause sur les taux. L’indice du dollar reflète cette hésitation, peinant à conserver des gains sous 100,00.Risques d’inflation au Royaume-Uni et configuration du GBP/USD
Au Royaume-Uni, le risque de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) reste présent, l’économie n’ayant progressé que de 0,1 % au dernier trimestre 2025. L’inflation de février, ressortie au-dessus des attentes à 3,4 %, conforte la valorisation par le marché d’environ 59 points de base de hausses de taux de la Banque d’Angleterre. Cela rappelle le choc des prix de l’énergie de 2022, qui avait pesé sur les ménages et l’activité. Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur les options GBP/USD pourrait augmenter dans les prochaines semaines. Les stratégies visant à profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre incluent l’achat d’un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou d’un strangle (achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents). Cela permet de tirer parti de l’incertitude autour des zones de support et de résistance sans parier sur une direction. Sur le plan graphique, le GBP/USD évolue dans une fourchette étroite, ce qui rend les niveaux plus lisibles. Une résistance importante se situe près de 1,3330, zone susceptible d’attirer des ventes sur rebond ou des achats de puts (options de vente). Une cassure nette sous 1,3180 (rupture d’un support) pourrait déclencher de nouvelles ventes et signaler un renforcement des positions vendeuses ou l’achat d’une protection contre la baisse.
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