Les tensions au Moyen-Orient soutiennent la demande de dollars
L’Iran a déclaré qu’il répondrait à toute attaque contre ses infrastructures par des actions similaires, y compris des frappes contre des actifs comparables appartenant aux États-Unis, ou liés aux États-Unis. Téhéran a également indiqué que le détroit resterait fermé tant qu’une compensation pour les dégâts liés à la guerre ne serait pas obtenue. Le dollar a aussi été soutenu par la hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit. Cela renforce l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) pourrait repousser la baisse des taux et, si l’inflation (la hausse durable des prix) persiste, relever ses taux plus tard cette année. Les marchés se concentrent désormais sur les dernières « minutes » (compte rendu détaillé) de la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC, l’organe de la Fed qui décide des taux) pour obtenir des indications de politique monétaire. Le rapport sur l’emploi américain a montré 178 000 créations de postes en mars 2026, après une baisse révisée de 133 000, au-dessus des 60 000 attendues. Le taux de chômage a reculé à 4,3% en mars contre 4,4% en février, mieux qu’anticipé. La livre a subi une pression supplémentaire en raison des craintes d’un choc énergétique au Royaume-Uni, qui dépend des importations d’énergie, ainsi que de la prudence autour des finances publiques (budget de l’État, déficit et dette).Se positionner pour une nouvelle baisse de GBP/USD
Étant donné la pression croissante sur GBP/USD, il faut envisager des stratégies qui profitent d’un dollar plus fort et d’une livre plus faible. La combinaison des tensions au Moyen-Orient et d’un rapport sur l’emploi américain plus solide que prévu favorise une domination du dollar. Acheter des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur GBP/USD est une manière simple de se positionner pour une baisse dans les prochaines semaines. Le conflit autour du détroit d’Ormuz accroît l’incertitude, ce qui provoque souvent une hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix). Dans ce contexte, le coût des options (« prime », prix payé pour acheter l’option) a tendance à augmenter, ce qui avantage ceux qui se positionnent tôt. Par exemple, en 2022, la guerre en Ukraine avait propulsé le Brent (pétrole de référence en Europe) au-delà de 120 dollars le baril, un précédent d’un choc énergétique du même type. La vulnérabilité économique du Royaume-Uni rend la livre particulièrement fragile. Le pays importe plus d’énergie qu’il n’en exporte (importateur net), et selon les données publiques, plus d’un tiers de son énergie vient de l’étranger. Le Royaume-Uni est donc directement exposé à la hausse des prix du pétrole et du gaz, ce qui risque d’aggraver l’inflation et de peser sur les finances publiques, accentuant la pression sur la livre. Le chiffre solide de l’emploi en mars (178 000) renforce le scénario d’une Fed « hawkish » (restrictive, c’est-à-dire plus encline à maintenir des taux élevés pour lutter contre l’inflation). Ces données contredisent les attentes précédentes de baisses de taux cette année. Il faut donc s’attendre à ce que les minutes du FOMC suggèrent des taux « plus élevés plus longtemps ». Pour en tirer parti, il est possible d’utiliser des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un taux) pour exprimer une vue sur la paire de devises et sur les anticipations de taux. Au-delà des options de vente sur GBP/USD, on peut regarder des options sur des contrats à terme de taux courts (produits qui reflètent les attentes sur les taux à court terme) afin de se positionner sur une Fed retardant tout assouplissement de politique monétaire.
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