Tendance ADP sur quatre semaines et signal macroéconomique
Avec le recul, la baisse de la moyenne ADP sur quatre semaines à 33 000 en avril 2025 a été un signal précoce d’un net ralentissement économique. Cette tendance s’est prolongée le reste de l’année, avec des créations d’emplois régulièrement inférieures aux attentes. Cette faiblesse persistante du marché du travail a contribué à ramener l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentaire) à 2,3 % au premier trimestre de cette année. Ce refroidissement a poussé la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) à commencer à baisser ses taux en décembre 2025. Jusqu’à présent, trois baisses de 0,25 point ont eu lieu, ce qui ramène le taux directeur (taux de référence fixé par la Fed) à 0,75 point de pourcentage sous son plus haut. Le consensus de marché (scénario majoritaire des investisseurs) intègre désormais au moins deux baisses supplémentaires d’ici fin 2026. Sur les produits dérivés de taux (instruments financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt), cela peut plaider pour un positionnement en faveur de baisses plus fortes que ce qu’anticipent les prix actuels. Une approche consiste à acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme SOFR (taux de référence au jour le jour basé sur les opérations garanties aux États-Unis) ou sur des contrats à terme Fed Funds (contrats liés au taux des fonds fédéraux). L’idée est de profiter d’un rapport sur l’emploi plus faible que prévu, qui accélérerait la baisse des taux. Cette stratégie gagne si la banque centrale doit agir plus vite pour soutenir l’activité. Sur les actions, un environnement de taux bas favorise souvent les secteurs dits de croissance (entreprises dont la valeur dépend davantage des profits futurs), comme la technologie et la consommation discrétionnaire. Il est possible de viser des options d’achat sur des indices comme le Nasdaq 100. Mais avec un taux de chômage remonté à 4,4 %, il peut être prudent de se couvrir en achetant des options d’achat VIX (indice de volatilité attendu du marché actions américain) très éloignées du niveau actuel (« out-of-the-money », donc peu chères mais plus risquées), au cas où le ralentissement se transformerait en contraction plus marquée.Implications pour les dérivés de change
Cette divergence de politique monétaire (écart de trajectoire entre banques centrales) crée aussi des opportunités sur les dérivés de change (instruments liés aux taux de change). Si la Fed baisse ses taux, le dollar américain a tendance à s’affaiblir face aux devises dont les banques centrales maintiennent leurs taux. On peut envisager des options pour se positionner sur une baisse du dollar, notamment contre le yen japonais et le franc suisse.
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