La moyenne mobile sur quatre semaines des demandes initiales d’allocations chômage aux États-Unis est montée à 223,25 k lors de la semaine se terminant le 12 juin, contre 219 k précédemment. Cette hausse suggère une légère dérive à la hausse de la tendance de court terme des nouvelles demandes d’indemnisation.
Ces données suivent le rythme lissé des demandes initiales, ce qui permet d’atténuer la volatilité d’une semaine sur l’autre. À 223,25 k, la dernière lecture se situe au-dessus du niveau antérieur de 219 k, signalant davantage de demandeurs en moyenne sur le mois écoulé.
Assouplissement du marché du travail et anticipations de baisse des taux
Nous constatons que la moyenne sur 4 semaines des demandes d’allocations chômage progresse à 223 250, une hausse modeste mais notable. Cela laisse penser que le marché du travail pourrait commencer à s’assouplir, un signal clé que nous attendions. Pris isolément, ce point de données renforce l’idée d’un refroidissement de l’activité économique.
Cette légère faiblesse du marché du travail accroît la probabilité d’une baisse des taux de la Réserve fédérale plus tard cette année. De fait, les marchés à terme sur les taux intègrent désormais une probabilité proche de 65 % d’une baisse de taux d’ici la réunion de septembre, contre seulement 50 % le mois dernier. Nous nous positionnons en conséquence en anticipant une baisse des rendements obligataires à court terme.
Gestion des risques et positionnement sectoriel
L’incertitude quant à un « atterrissage en douceur » ou au début d’un ralentissement plus marqué devrait accroître la volatilité des marchés. Le VIX, qui évolue actuellement autour d’un niveau relativement faible de 13,5, paraît trop complaisant au regard de cette tendance naissante. Nous estimons que l’achat de calls sur le VIX ou de straddles sur le SPX constitue un moyen rentable de se couvrir contre des mouvements de prix plus amples dans les semaines à venir.
Dans ce contexte, nous privilégions les secteurs sensibles aux taux, en particulier la technologie. Nous examinons des options d’achat sur des indices dominés par les valeurs technologiques, comme le Nasdaq 100, afin de jouer la possibilité d’un rallye alimenté par une baisse des taux. Parallèlement, nous achetons des options de vente sur des ETF plus cycliques, notamment ceux exposés aux valeurs industrielles ou à la consommation discrétionnaire, pour se prémunir contre le risque croissant d’un véritable ralentissement économique.
Notre attention, au cours des prochaines semaines, se portera sur les prochaines statistiques d’inflation et sur le prochain rapport mensuel sur l’emploi. Nous utiliserons des options à maturité courte pour intervenir autour de ces publications macroéconomiques clés, qui confirmeront si cet assouplissement du marché du travail s’inscrit dans une tendance ou s’il ne s’agit que d’un bruit temporaire. Toute lecture supérieure à 225 000 dans les prochaines publications plaiderait fortement en faveur d’un positionnement plus défensif.