Les risques d’inflation restent élevés
Elle a dit être de plus en plus préoccupée par le retour de l’inflation à 2% (l’objectif de la Fed). Elle a souligné que la trajectoire de l’inflation est incertaine. Elle s’est opposée (dissidente) à une « orientation accommodante » lors d’une réunion du FOMC (Federal Open Market Committee, le comité de la Fed qui décide des taux). Elle a aussi répété que la situation est restée stable. L’idée selon laquelle la prochaine décision de la Fed serait forcément une baisse de taux est écartée. Une période de forte incertitude s’ouvre, avec une hausse ou une baisse des taux possibles dans les prochains mois. Cela implique une volatilité accrue sur les marchés (des variations de prix plus fortes et plus rapides). Ce changement s’explique par une inflation qui résiste. Le dernier rapport sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) d’avril 2026 a montré une hausse à 3,6%, au-dessus des attentes, interrompant la lente décrue observée plus tôt dans l’année. La Fed s’inquiète davantage de sa capacité à ramener l’inflation à 2%.La volatilité de marché pourrait augmenter
Les intervenants peuvent envisager de se positionner sur une hausse de la volatilité, car le prix des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) pourrait augmenter. L’indice VIX, baromètre de la nervosité des marchés, est déjà remonté de moins de 14 à plus de 17 en une semaine. Cela indique que se couvrir (acheter une protection contre une baisse) devient plus coûteux. Le marché des contrats à terme sur les taux (interest rate futures, produits qui reflètent les anticipations de taux) intégrait au moins deux baisses d’ici fin 2026, ce qui paraît désormais trop optimiste. Cela peut offrir une possibilité de parier contre ces anticipations, par exemple en vendant des contrats à terme SOFR à court terme (SOFR, taux de référence au jour le jour en dollars; les futures SOFR reflètent les attentes de taux), qui n’ont pas encore totalement intégré ce changement. Cette réévaluation des prix (repricing) peut créer des gains potentiels. Une situation similaire a été observée en 2025, lorsque le marché a plusieurs fois anticipé des baisses rapides des taux qui ne se sont pas matérialisées, en raison d’une inflation persistante. Il est donc prudent de rester sceptique face à des messages ne pointant que vers une baisse des taux. La trajectoire de l’inflation demeure très incertaine. La stabilité du marché du travail donne à la Fed la marge pour rester restrictive (hawkish, c’est-à-dire prête à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation). Avec un rapport sur l’emploi d’avril faisant état de 250.000 créations de postes et un chômage stable à 3,8%, la Fed n’a pas de raison immédiate de baisser les taux pour soutenir l’activité. Cette solidité lui permet de se concentrer sur la lutte contre l’inflation. Dans ce contexte, les paris directionnels (miser uniquement sur une hausse ou une baisse) sont risqués. Utiliser des options pour construire un straddle ou un strangle (stratégies consistant à acheter des options d’achat et de vente pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les grands indices peut être une approche plus prudente. Elle permet de tirer parti d’une hausse de la volatilité sans devoir prévoir la direction finale du marché.
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