Repli du dollar, soutien au « kiwi »
L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) a reculé d’un plus haut d’une semaine autour de 98,94 à environ 98,56, soit -0,27%. Le mouvement reflète une baisse de la demande pour les valeurs refuge (actifs recherchés en période de stress, comme le dollar ou les obligations d’État). Aucun signe confirmé de pourparlers directs n’a été observé, le Pakistan jouant un rôle d’intermédiaire. Le blocus naval américain en cours a été présenté comme un obstacle aux négociations. Les tensions se maintenaient autour du détroit d’Ormuz, toujours soumis à un double blocus perturbant les livraisons de pétrole. Les prix du pétrole intégraient une « prime de risque » (surcoût lié à l’incertitude), alimentant les craintes d’inflation (hausse générale des prix). En Nouvelle-Zélande, les marchés anticipaient une nouvelle hausse des taux de la RBNZ (Reserve Bank of New Zealand, la banque centrale) lors de la réunion de mai, en raison d’une inflation élevée et des risques liés au pétrole. Aux États-Unis, les marchés intégraient pleinement une pause de la Fed (Réserve fédérale, la banque centrale) dès la réunion de la semaine prochaine, avec des taux susceptibles de rester inchangés plus longtemps.Principaux risques de marché
Les opérateurs surveillaient toute évolution du dossier États-Unis–Iran, susceptible d’influencer le dollar et le NZD/USD. Avec l’ouverture de canaux diplomatiques entre les États-Unis et la Chine sur la mer de Chine méridionale, le sentiment de marché s’améliore (appétit pour le risque plus élevé). Cela pèse sur le dollar et a contribué à pousser le NZD/USD vers 0,6150. La situation rappelle l’an dernier, lors d’un bref espoir de désescalade entre Washington et Téhéran. La banque centrale néo-zélandaise fournit des arguments en faveur du dollar néo-zélandais (« kiwi »). Avec une inflation intérieure persistante à 3,5%, nettement au-dessus de l’objectif, la RBNZ maintient son taux directeur (Official Cash Rate, le taux de référence pour le crédit) à 5,75% et indique qu’il restera à ce niveau pendant un certain temps. Cela contraste avec d’autres banques centrales plus proches de baisses de taux. À l’inverse, la Fed suit une autre trajectoire. L’inflation américaine a ralenti à 2,8%, ce qui renforce l’idée que la prochaine décision pourrait être une baisse de taux plus tard cette année. L’outil CME FedWatch (indicateur de marché basé sur les contrats à terme sur taux) affiche une probabilité supérieure à 90% d’une baisse d’ici la réunion de septembre, ce qui constitue un frein pour le dollar. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cette divergence de politique monétaire suggère l’achat d’options d’achat NZD/USD (« call », droit d’acheter à un prix donné) comme approche prudente. Un trader pourrait viser des options avec un prix d’exercice (strike, le niveau auquel l’option peut être exercée) autour de 0,6200, avec une échéance (date de fin) de six à huit semaines. Cette stratégie profite d’une poursuite de la hausse, tandis que la perte maximale est limitée à la prime (coût) payée. Une autre approche consiste à utiliser des « risk reversals » (montage combinant l’achat d’un call et la vente d’un put afin de réduire le coût), qui reflètent aussi l’asymétrie entre options d’achat et de vente (skew). Si le marché redoute toujours un échec des discussions géopolitiques, la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le prix des options) des options de vente (« puts », droit de vendre) peut rester élevée. Il est alors possible de vendre des puts pour financer l’achat de calls, afin de viser une hausse à moindre coût. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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