Force du dollar portée par les rendements
Depuis le début d’« Operation Epic Fury », les marchés à terme (contrats « futures », qui fixent aujourd’hui un prix pour une date future) sont passés d’anticiper des baisses de taux de la Réserve fédérale (« Fed », la banque centrale américaine) cette année à intégrer une hausse de taux fin 2026. Le dollar a été soutenu par l’avantage de rendement créé par ce changement : quand les taux américains montent par rapport aux autres pays, les investisseurs sont incités à détenir des actifs en dollars. Un plan associé à Warsh visant à réduire le bilan de la Fed (c’est‑à‑dire diminuer les actifs que la banque centrale détient, en cessant de réinvestir ou en vendant des obligations) se heurte au besoin du Trésor d’émettre davantage de dette pour financer le déficit budgétaire (l’écart entre dépenses et recettes de l’État). Le déficit serait aussi sous pression en raison de décisions de la Cour suprême américaine et d’un tribunal du commerce défavorables aux droits de douane mondiaux de Trump, ainsi que d’un budget supplémentaire de défense lié au conflit avec l’Iran. L’administration chercherait à rassurer le marché obligataire sur le caractère temporaire de la poussée actuelle d’inflation. Le texte mentionne aussi le risque qu’une offre de pétrole hors OPEP (pays non membres du cartel) arrive sur le marché à mesure que des routes alternatives d’acheminement se mettent en place.
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