Coûts de l’énergie et demande intérieure
Elle a déclaré que des coûts de l’énergie élevés devraient peser sur les revenus et rendre les entreprises comme les ménages plus prudents en matière d’investissement. La demande de travail (besoin d’embauches) s’est encore tassée, tandis que les ménages ont été décrits comme étant dans une situation financière solide, ce qui apporte un amortisseur. La BCE a indiqué que les risques de hausse de l’inflation et les risques de ralentissement de la croissance se sont renforcés, et qu’elle décidera réunion après réunion en fonction des données. Elle a précisé qu’elle ne s’engage pas à l’avance sur une trajectoire de taux, et que les portefeuilles APP et PEPP (programmes d’achats d’actifs, c’est‑à‑dire d’obligations) diminuent, l’Eurosystème (la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro) ne réinvestissant plus les remboursements du capital. Lagarde a indiqué que les indicateurs d’inflation sous‑jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) ont peu changé, que les anticipations à long terme se situent autour de 2 %, et que les prix de l’énergie maintiendront l’inflation nettement au‑dessus de 2 % à court terme. La BCE publiera des projections révisées en juin, et la décision d’avril a été prise à l’unanimité. Après l’annonce, l’EUR/USD s’établissait à 1,1695, en hausse de 0,17 %. L’indice PMI des services (enquête auprès des entreprises, au‑dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction) a été publié à 47,4 en avril, et les marchés intégraient environ 65 points de base (0,65 point de pourcentage) de resserrement d’ici la fin de l’année.
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