Données et taux américains
Les indicateurs américains publiés mercredi ont été solides. L’enquête ADP sur l’emploi privé (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé) est ressortie à 62 000 contre 40 000 attendu, les ventes au détail ont progressé de 0,6 % sur un mois, et l’indice ISM des prix payés dans l’industrie (mesure de la pression sur les coûts des entreprises) a grimpé à 78,3 contre 70,5, au plus haut depuis 2022. L’ISM PMI (indice d’activité manufacturière, au-dessus de 50 = expansion) est remonté à 52,7. Le président de la Fed de Saint-Louis, Musalem, a indiqué que les taux sont probablement appropriés « pendant un certain temps », ce qui maintient l’attention sur la zone 3,50 %-3,75 %. Le président Trump devait s’adresser à la nation au sujet de la guerre avec l’Iran, après avoir déclaré que les forces américaines pourraient se retirer d’ici deux à trois semaines. Sur le graphique 4 heures (analyse à court terme), l’AUD/USD était à 0,6929 ; la résistance (zone où le cours a du mal à monter) se situe à 0,6954, puis 0,6990 et 0,7020, tandis que le support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) se trouve à 0,6900, 0,6875 et 0,6850. En revenant sur le contexte économique du début 2025, la Reserve Bank of Australia relevait son taux directeur à 4,10 %, tandis que les marchés anticipaient d’autres hausses.Implications de stratégie pour l’AUD/USD
La situation du dollar américain a aussi fortement changé par rapport à l’an dernier. Début 2025, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) maintenait ses taux à 3,50 %-3,75 %, mais le taux des Fed Funds (taux directeur effectif des États-Unis) évolue désormais solidement dans la fourchette 5,00 %-5,25 % pour lutter contre une inflation qui reste au-dessus de l’objectif. Cet écart de taux d’intérêt durable, favorable au billet vert (« greenback », surnom du dollar), a pesé sur l’AUD/USD, actuellement autour de 0,6550. Dans ce contexte, les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) ont intérêt à se concentrer davantage sur une évolution en range (marché sans tendance, oscillant dans une fourchette) et sur la volatilité (ampleur des variations de prix), plutôt que sur de grands mouvements directionnels. L’incertitude géopolitique liée au conflit avec l’Iran évoqué en 2025 s’est largement dissipée, remplacée par l’incertitude sur le calendrier des changements de politique monétaire. La volatilité est désormais davantage liée aux publications clés, comme l’emploi et l’inflation, plutôt qu’aux messages directs des banques centrales. Compte tenu de la forte résistance créée par l’écart de taux, des opportunités apparaissent via la vente d’options d’achat hors de la monnaie (calls « out-of-the-money », dont le prix d’exercice est au-dessus du cours actuel et qui ont moins de chances d’être exercées), sur l’AUD/USD, par exemple avec des prix d’exercice autour de 0,6750 ou plus. Cette stratégie vise à encaisser une prime (le montant reçu à la vente de l’option) avec l’écoulement du temps, en pariant que les rebonds resteront limités. À l’inverse, il faut rester prêt à un affaiblissement de l’économie américaine qui accélérerait les anticipations de baisse des taux de la Fed. L’achat d’options de vente à moyen terme (puts, qui gagnent en valeur si le cours baisse) sous 0,6400 peut constituer une couverture (hedge, protection) à coût maîtrisé contre un épisode d’aversion au risque (« risk-off », fuite vers les actifs jugés plus sûrs) ou un virage accommodant inattendu de la Fed (politique « dovish », plus favorable à des taux plus bas). Contrairement à 2025, où l’attention portait sur la prochaine hausse, le déclencheur principal d’une tendance marquée dépendra désormais de la banque centrale qui signalera en premier le début d’un cycle d’assouplissement (baisse progressive des taux).
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