Réouverture du détroit d’Ormuz
M. Araghchi a précisé que la navigation reprendrait via des routes coordonnées définies par l’Organisation iranienne des ports et de la navigation maritime (l’autorité qui organise les couloirs de passage). Le président américain Donald Trump a indiqué que le détroit est ouvert au transit, tout en ajoutant qu’un blocus naval (empêcher des navires d’entrer ou de sortir d’une zone) continuerait de s’appliquer à l’Iran jusqu’à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Cette évolution a réduit les craintes d’une fermeture prolongée du détroit après la montée des tensions entre Washington et Téhéran. Le détroit d’Ormuz est un passage clé pour les exportations mondiales de pétrole. ING estimait qu’environ 13 millions de barils par jour de pétrole avaient été perturbés par le blocus autour du détroit. Désormais, l’attention des marchés se reporte sur la durée du cessez-le-feu et sur la capacité des États-Unis et de l’Iran à s’entendre pour maintenir la route ouverte. Le reflux rapide de la prime de risque géopolitique (surcote liée à la peur d’un choc international) implique un net repli à venir de la volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, donc des anticipations du marché) sur les options pétrolières. L’indice CBOE Crude Oil Volatility Index (OVX), qui mesure cette volatilité et évoluait près de sommets de plusieurs années autour de 55, pourrait revenir vivement vers sa moyenne depuis le début de l’année. Dans ce contexte, certaines stratégies d’options visant à vendre de la volatilité, comme le short strangle (vente simultanée d’un call et d’un put en dehors de la monnaie) ou l’iron condor (montage à quatre options qui encadre le prix dans une zone), peuvent devenir intéressantes, car elles profitent d’une baisse de la volatilité. Avec la diminution du risque immédiat d’un conflit plus large, l’attention revient aux fondamentaux (offre et demande réelles), déjà tendus. L’OPEP+ (alliance de pays producteurs, OPEP et partenaires) avait décidé en décembre 2025 de prolonger des réductions de production (volumes volontairement limités) jusqu’au deuxième trimestre, et les chiffres récents de demande en Chine pour le T1 2026 ont dépassé les attentes. Cela suggère que, même si le pic lié à la peur s’efface, un plancher de prix pourrait se former dans la zone des 70 dollars élevés.Stratégie d’options après la baisse de la volatilité
Ce nouvel environnement favorise la vente de protections baissières qui étaient récemment très coûteuses. Il s’agit de vendre des options de vente (puts) « hors de la monnaie » (dont le prix d’exercice est en dessous du cours actuel) sous 80 dollars, afin d’encaisser la prime (le prix de l’option) encore élevée pendant que le marché digère l’information. La demande extrême d’options d’achat (calls) observée ces dernières semaines s’est évaporée, et ces positions devraient perdre de la valeur rapidement sous l’effet de la « valeur temps » (part de la valeur d’une option qui diminue à mesure que l’échéance approche). Ce schéma a déjà été observé, notamment après les attaques de drones contre des installations saoudiennes en 2019. À l’époque, la flambée des prix avait été presque entièrement effacée en deux semaines, les craintes sur l’offre s’étant révélées exagérées. La baisse de 9% d’aujourd’hui s’inscrit dans une réaction comparable, suggérant que le marché cherchera désormais un équilibre fondé sur les flux d’approvisionnement effectifs plutôt que sur des perturbations éventuelles.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets