Tensions à Ormuz et réaction du marché
Les autorités iraniennes ont indiqué que la voie maritime resterait fermée. Elles ont estimé que toute action à Ormuz violerait le cessez-le-feu (accord de pause des combats) et qu’elles protégeraient le détroit avec « toute leur force ». Dimanche, l’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et des pays producteurs associés, dont la Russie) a convenu d’augmenter l’offre de 188 000 barils par jour. L’annonce a peu pesé sur les prix, car l’offre reste limitée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Nous nous souvenons du pic vers 100 dollars en 2025, lorsque la situation à Ormuz dominait l’actualité. Ce mouvement venait d’une « prime de risque géopolitique » (surcoût dans les prix lié à la crainte d’un conflit ou d’une perturbation), qui a depuis reculé. Aujourd’hui, le WTI évolue dans une fourchette plus calme autour de 81 dollars le baril, davantage guidé par l’offre et la demande réelles. Le souvenir de la volatilité de 2025 maintient des primes d’options (prix payés pour acheter des contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre plus tard) élevées, l’indice OVX de volatilité du pétrole brut du CBOE (baromètre de la nervosité attendue sur le WTI, calculé à partir des prix des options) se situant autour de 33. Cela peut intéresser certains intervenants qui cherchent à « vendre la volatilité » (stratégie consistant à encaisser des primes en pariant sur un marché qui ne bouge pas trop), car le marché semble surestimer le risque d’un scénario similaire aujourd’hui.Offre, demande et positionnement
Contrairement aux tensions sur l’offre observées en 2025, le marché apparaît aujourd’hui mieux approvisionné. La production américaine de pétrole reste proche de ses records, au-delà de 13,3 millions de barils par jour, offrant un coussin important en cas de perturbation. Cette forte production hors OPEP est l’une des raisons pour lesquelles nous pensons que les cours auront du mal à monter nettement. La croissance de la demande mondiale est solide, sans être exceptionnelle. L’Agence internationale de l’énergie (AIE, organisme qui publie des prévisions sur l’énergie) prévoit une hausse de 1,1 million de barils par jour en 2026, portée surtout par la consommation en Asie, notamment en Chine et en Inde. Cette demande régulière peut soutenir les prix, sans provoquer forcément une forte hausse. Dans ce contexte, un scénario d’évolution en range (cours oscillant dans une fourchette) semble plausible dans les prochaines semaines. Vendre des options « hors de la monnaie » (options dont le prix d’exercice est éloigné du cours actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) à la hausse et à la baisse, ou construire un « iron condor » (montage d’options combinant vente et achat de calls et de puts pour viser un marché stable) peut permettre de capter des primes élevées. Nous visons un canal probable entre 75 dollars en bas et 88 dollars en haut sur le mois à venir.
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