Le Canada supprime 18 000 emplois alors que le chômage augmente, réduisant les paris sur des hausses de la Banque du Canada en 2026

by VT Markets
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May 8, 2026
Les données sur l’emploi au Canada pour avril ont montré une perte de 18 000 emplois, contre une prévision de marché de +10 000 et une prévision de TD de +5 000. Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage, à 6,9 %. Le recul a été mené par les emplois à temps plein, avec aussi une légère baisse des heures travaillées et un ralentissement de la progression des salaires. Le rapport a été présenté comme un signe de conditions du marché du travail plus faibles. Ces chiffres ont été jugés peu susceptibles de rapprocher la Banque du Canada d’une baisse de taux. Ils ont plutôt été interprétés comme réduisant les attentes de hausses de taux de la Banque du Canada au second semestre 2026. Après la publication, les taux canadiens ont baissé, les taux de court terme reculant de 8 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage). L’écart de taux à 10 ans Canada–États-Unis est passé sous -90 points de base pour la première fois depuis novembre (un « écart » mesure la différence entre deux rendements obligataires). Ces mouvements ont été attribués à la volatilité de l’Enquête sur la population active (une statistique mensuelle qui peut beaucoup varier d’un mois à l’autre) et à l’évolution des anticipations de hausses de taux. Le scénario décrit est celui d’une Banque du Canada qui resterait en pause (c’est-à-dire sans changer ses taux) tout au long de 2026, le marché ayant besoin de plusieurs nouvelles données faibles pour s’aligner sur cette lecture. Le mauvais chiffre d’avril sur l’emploi — une baisse de 18 000 emplois au lieu d’une hausse attendue — ne doit pas être considéré comme un signal de baisse imminente des taux par la Banque du Canada. Même si le taux de chômage est monté à 6,9 %, cette seule publication a peu de chances de modifier immédiatement la politique monétaire. En revanche, cette faiblesse renforce l’idée que les anticipations de marché d’une hausse des taux plus tard en 2026 sont probablement excessives. Il faut replacer cela dans un cadre plus large. Les dernières données de Statistique Canada pour avril ont montré une inflation sur un an stable à 2,4 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % (l’inflation mesure la hausse moyenne des prix). Cette inflation persistante, combinée à des prix de l’énergie élevés, rend une baisse des taux difficile à justifier à court terme. Lors de sa dernière réunion en avril, la Banque avait délivré un message équilibré, évoquant à la fois les risques sur l’inflation et le ralentissement de l’économie. Ce rapport sur l’emploi incline davantage vers l’argument du ralentissement, mais pas au point d’imposer une baisse de taux. Il rend toutefois une future hausse de taux beaucoup moins probable. Du point de vue des marchés, la réaction immédiate a été une baisse des rendements obligataires de court terme, ce qui était attendu (le rendement est le taux d’intérêt implicite d’une obligation). Cela va dans le sens d’une stratégie consistant à rester acheteur d’obligations à deux ans. Les investisseurs peuvent aussi utiliser des produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) comme les contrats à terme sur acceptations bancaires, dits BAX (contrats indexés sur les taux à court terme), pour miser sur des taux qui ne remonteraient pas. Un phénomène similaire avait été observé fin 2025, lorsque le marché avait intégré trop tôt des changements de politique qui ne se sont pas matérialisés. Par ailleurs, avec un baril de WTI (pétrole américain de référence) autour de 95 dollars, les pressions inflationnistes liées à l’énergie devraient continuer de conforter une Banque du Canada en pause. L’environnement est décrit comme favorable au fait de « recevoir le taux fixe » sur des swaps de taux d’intérêt (un swap est un échange de paiements d’intérêts, fixe contre variable), notamment sur la partie 2 à 5 ans de la courbe des taux (la « courbe » représente les taux selon la maturité). Cette position profite d’un scénario où les taux baissent ou restent inchangés pendant une période prolongée. Ce mauvais chiffre de l’emploi est un signal fort, mais il faut garder du recul, car ces statistiques mensuelles peuvent être instables. Il faudrait probablement plusieurs mois supplémentaires de données faibles pour que le marché élimine complètement la possibilité de nouvelles hausses en 2026. Pour l’instant, la stratégie consiste à se positionner pour une période d’absence de décision de la Banque du Canada.

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