Implications For Currency Strategy
Pour les cambistes (opérateurs sur le marché des devises), cela renforce l’attrait du « carry trade » sur le yen (stratégie consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux, ici le yen, pour investir dans des monnaies offrant des taux plus élevés). L’écart de taux avec les États-Unis devrait rester important, d’autant que le yen évolue autour de 160 pour un dollar, un niveau plus vu depuis des décennies. Nous pouvons envisager des stratégies profitant d’un yen faible ou stable, comme la vente d’options d’achat JPY hors de la monnaie (options dont le prix d’exercice est éloigné du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) face au dollar. Ce contexte soutient les actions japonaises ; nous pouvons donc envisager des positions acheteuses sur les contrats à terme (futures, des contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le Nikkei 225. Un rythme plus lent de hausses de taux signifie que le coût d’emprunt des entreprises n’augmentera pas aussi vite que redouté, ce qui préserve les marges (profit réalisé sur les ventes) déjà en hausse moyenne de 8 % sur le dernier trimestre publié. En 2025, les marchés étaient bien plus nerveux face à l’impact de la hausse des taux sur les actions, mais cette crainte recule. Sur le marché obligataire, le ralentissement de l’inflation implique que les rendements (taux d’intérêt servis par les obligations) des obligations d’État japonaises (JGBs, Japanese Government Bonds) pourraient moins progresser que prévu. Le rendement du JGB à 10 ans, autour de 1,1 %, paraît désormais moins susceptible de se rapprocher rapidement de 1,5 %. Cette stabilité rend plus attractifs les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici les taux) qui misent sur une fourchette de rendement limitée, plutôt que des positions vendeuses directes sur les futures JGB. Les dernières négociations salariales de printemps « Shunto » (cycle annuel de discussions entre syndicats et entreprises au Japon) s’inscrivent aussi dans ce scénario, avec une hausse moyenne des salaires d’environ 4,6 %. C’est élevé historiquement et cela favorise des salaires réels en hausse (salaires corrigés de l’inflation), mais c’est un ralentissement après les 5,2 % observés en 2025. Cette modération donne à la banque centrale davantage de marge pour attendre avant sa prochaine décision.Key Takeaways For Policy And Markets
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