Changement de perspective de la Fed
La Fed a répété que l’incertitude sur les perspectives économiques reste élevée. Les nouvelles projections ont relevé la croissance du PIB réel (production de l’économie, corrigée de l’inflation) sur toute la période, et ont augmenté l’inflation PCE globale et « core » (indice d’inflation suivi par la Fed; « core » = hors énergie et alimentation, souvent plus stable) à 2,7% pour 2026, avec une inflation prévue à 2,0% en 2028. Les « dot plots » (graphique des points qui montre l’avis de chaque responsable sur le niveau futur des taux) indiquaient toujours une baisse de taux en 2026 et une en 2027, sans changement pour 2028. L’estimation du taux à long terme (niveau de taux jugé normal quand l’économie est stable) est montée à 3,125% contre 3,0% en décembre. Jay Powell a dit que la politique est adaptée et que les taux doivent rester légèrement restrictifs (assez hauts pour freiner l’économie). Il a aussi précisé que l’idée que la prochaine décision puisse être une hausse de taux a été évoquée. Avec un choc énergétique en cours (hausse rapide des prix de l’énergie) et une Fed qui reste stricte, on voit un retrait net des actifs risqués. L’escalade du conflit en Iran pousse les prix du pétrole et du gaz à la hausse, ce qui complique la situation pour les actions et les obligations. Ce contexte soutient clairement une hausse du dollar américain dans les prochaines semaines.Conséquences pour le trading sur les marchés
Il faut se positionner pour une poursuite de la force du dollar, car le marché annule vite ses paris sur des baisses de taux. L’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes monnaies) a déjà atteint son plus haut niveau depuis fin d’année dernière, une période où les attentes de baisse de taux étaient encore élevées. Acheter des options d’achat (call: droit d’acheter à un prix fixé) sur le dollar ou des options de vente (put: droit de vendre à un prix fixé) sur des monnaies comme l’euro semble une stratégie solide. L’impact direct du conflit sur les installations d’énergie rend les paris sur une hausse du pétrole attractifs. Le Brent a dépassé 115$ le baril, une hausse marquée par rapport aux prix plus stables vus pendant la majeure partie de 2025. Utiliser des options d’achat sur des ETF liés au pétrole (fonds cotés en Bourse qui suivent un secteur ou un actif) peut donner une exposition à de nouvelles hausses si la tension géopolitique persiste. Pour les marchés actions, cela signale une nouvelle baisse possible et plus d’instabilité. Le S&P 500 (grand indice d’actions américaines) a déjà perdu plus de 4% depuis l’annonce stricte de la Fed hier, et des coûts d’énergie plus élevés vont continuer à peser sur les bénéfices des entreprises. Envisager des options de vente sur de grands indices via des ETF comme SPY ou QQQ (fonds qui répliquent des indices boursiers) peut aider à se protéger ou à profiter d’une baisse prolongée. Les projections de la Fed et les commentaires de Powell montrent qu’il sera difficile d’obtenir un assouplissement (baisse des taux). Le simple fait de mentionner une possible hausse de taux pousse les rendements obligataires (taux reçus par les investisseurs) vers le haut, ce qui fait baisser les prix des obligations. Cela renforce l’idée de parier contre les obligations à longue durée (obligations sensibles aux taux car elles ont des échéances longues), par exemple via des options de vente sur un ETF comme TLT (fonds d’obligations d’État américaines longues). Avec la forte hausse de l’incertitude, on peut aussi s’attendre à une volatilité élevée (grands mouvements de prix). L’indice VIX (mesure de la peur sur le marché, basée sur la volatilité attendue du S&P 500) a bondi d’environ 20% sur la seule dernière semaine. Acheter des options d’achat sur le VIX peut être un moyen direct de miser sur cette hausse de la nervosité des marchés financiers.
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