Monetary Policy Crosscurrents
Cet ensemble complique la conduite de la politique monétaire américaine sur l’année à venir. La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) est perçue comme plus susceptible de repousser des baisses de taux que de relever à nouveau ses taux. Les prix du pétrole ont reflué, le Brent revenant autour de 100 dollars le baril. Le Brent affiche une baisse proche de 20 % par rapport à son plus haut en séance du 30 avril à 126,41 dollars le baril. Des informations ont évoqué une proposition américaine à l’Iran visant à réduire les tensions et à rouvrir le détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le transport mondial de pétrole). Cette proposition prévoirait un moratoire sur l’enrichissement nucléaire (pause temporaire) en échange d’un allègement des sanctions américaines. Le dilemme observé tout au long de 2025 réapparaît, ouvrant des pistes pour les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme). L’inflation Core PCE (indice des dépenses de consommation hors éléments très volatils) reste proche de 2,8 %, tandis que les deux derniers rapports sur l’emploi non agricole (Non-Farm Payrolls, principal indicateur mensuel de créations d’emplois) sont ressortis sous 150 000, portant le taux de chômage à 4,2 %. Cet écart entre une inflation persistante et un marché du travail qui se dégrade met la Fed sous pression.Derivative Trading Opportunities
Cette incertitude suggère que les primes d’options (le prix payé pour obtenir un droit d’achat ou de vente) sur les futures de taux (contrats à terme sur les taux) pourraient être trop faibles. La Fed devrait maintenir ses taux inchangés à court terme, alors que les marchés anticipent deux baisses d’ici la fin de l’année, ce qui fait monter la volatilité implicite (volatilité intégrée dans les prix des options). L’indice MOVE (mesure de la volatilité du marché obligataire) remonte à 110, au-dessus de sa moyenne historique, signalant que des stratégies comme le straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour miser sur un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre) peuvent être envisagées afin de tirer parti d’un mouvement important des rendements, quelle que soit la direction. Sur le marché des changes, le dollar semble orienté à la baisse alors que les investisseurs anticipent un futur cycle d’assouplissement (baisse des taux). Le DXY oscille autour de 104,2, mais la tendance la plus probable reste une baisse si les indicateurs du marché du travail continuent de se détériorer. Acheter des options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le dollar baisse) à horizon de quelques mois, ou mettre en place des « risk reversals » baissiers (combinaison d’options consistant à vendre une option d’achat et acheter une option de vente pour exprimer une vue baissière) peut permettre de se positionner sur ce scénario. Sur les actions, le S&P 500 évolue près de ses records autour de 5 500, en anticipant les effets positifs de futures baisses de taux. Mais cela crée une fragilité si l’emploi se dégrade plus vite que l’inflation ne ralentit, ce qui pourrait peser sur les bénéfices des entreprises avant que la Fed ne puisse agir. L’achat d’options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») ou de « put spreads » (stratégie d’options consistant à acheter une option de vente et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus bas pour réduire le coût) sur les grands indices peut servir de couverture (protection) à moindre coût contre une correction à court terme.
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