Répartition sectorielle en Suisse
La production pharmaceutique a reculé de 20%, tandis que la fabrication d’équipements de transport a baissé de 15%. L’approvisionnement en électricité a diminué de 6%, tandis que la fabrication de produits métalliques a progressé de 8,8%. Le dollar est resté dans ses fourchettes récentes face aux principales devises jeudi. Des propos du président américain Donald Trump sur un possible accord avec l’Iran ont réduit la demande pour les valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude). Les marchés devaient aussi surveiller, plus tard dans la journée, les premiers chiffres des PMI S&P Global. Les PMI (indices des directeurs d’achat) sont des enquêtes auprès des entreprises qui donnent un signal rapide sur l’activité économique. Ces publications devraient éclairer l’impact économique lié à la guerre au Moyen-Orient.Implications de marché et stratégie
Ces chiffres inquiètent particulièrement car la baisse de 20% dans la pharmacie touche un pilier de l’économie suisse. Le secteur chimie-pharma représente plus de 35% des exportations suisses: un recul de cette ampleur peut annoncer une récession (période de baisse de l’activité). Un creux comparable, mais moins marqué, avait été observé fin 2022, avant une phase de stagnation économique (croissance très faible). La Banque nationale suisse (BNS) pourrait difficilement ignorer ce rapport, ce qui augmente la probabilité d’un virage accommodant (politique monétaire plus favorable à l’activité, généralement via des baisses de taux). La BNS avait été la première grande banque centrale à baisser ses taux en mars 2024 pour anticiper un affaiblissement. Ces nouvelles données pourraient mener à une nouvelle baisse de taux d’ici la fin de l’été, ce qui pèserait sur le franc. Cette situation plaide pour des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur l’USD/CHF, ou des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur le franc. La volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) sur le franc est actuellement faible, ce qui rend ces options relativement peu chères. Cette approche permet de viser un franc plus faible tout en limitant le risque maximal en cas de mouvement défavorable. Le principal risque reste le statut de valeur refuge du franc, surtout avec les tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Une escalade soudaine pourrait entraîner des flux de capitaux vers le CHF, passant temporairement au-dessus des mauvais chiffres. C’est pourquoi les options, qui plafonnent les pertes potentielles, restent une solution prudente dans le contexte actuel. Il faut aussi surveiller de près les facteurs américains, à commencer par les PMI S&P Global publiés aujourd’hui. Des données américaines meilleures que prévu renforceraient probablement le dollar. Cela offrirait un catalyseur supplémentaire (élément déclencheur), accélérant une hausse possible de la paire USD/CHF.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets