Déséquilibres mondiaux et stabilité financière
Elle a dit avoir expliqué à ses partenaires du G7 qu’il faut agir pour corriger les déséquilibres mondiaux (écarts persistants entre pays excédentaires et déficitaires, notamment via commerce et flux de capitaux). Elle a aussi déclaré que les risques liés à « Mythos » doivent être traités, le G7 devant discuter de mesures avant le sommet du mois prochain. Katayama a estimé que le G7 devrait faire bloc contre les restrictions chinoises aux exportations de minerais critiques (matières premières indispensables à l’électronique, à l’énergie et à la défense). Elle a ajouté que le communiqué du G7 devrait inclure une mention sur la tarification des minerais critiques (la façon dont leurs prix sont fixés sur le marché). Elle a précisé que le G7 n’envisage pas d’action coordonnée face aux ventes d’obligations (recul des prix des obligations, ce qui fait monter leurs rendements). Elle a indiqué que chaque pays est responsable de sa propre situation de marché.Volatilité du pétrole et pression sur le yen
On observe une tension nette entre le marché du pétrole et celui des devises. Les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour acheter ou vendre plus tard) sur le pétrole WTI (référence américaine du pétrole) ont fluctué dans une fourchette d’environ 15 dollars ce trimestre, touchant récemment 98 dollars. Cette volatilité se répercute sur des paires de devises comme USD/JPY (dollar contre yen), dont la volatilité réalisée sur 30 jours (volatilité calculée à partir des variations réellement observées) est montée à 14 %, un niveau inédit depuis les craintes d’intervention de 2024. Les avertissements sur une action face à la volatilité du change doivent être pris au sérieux. Toutefois, il faut aussi tenir compte du besoin de l’État de financer un nouveau budget. Cela crée une tension : une intervention (opération des autorités sur le marché des changes) pour soutenir le yen reste possible, mais toute hausse pourrait être de courte durée. Les traders d’options (produits donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) peuvent envisager un straddle sur USD/JPY (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente) afin de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre. Le G7 n’affiche pas d’unité pour soutenir les marchés obligataires, ce qui laisse attendre une divergence des politiques monétaires (banques centrales allant dans des directions différentes). L’écart entre les obligations américaines à 10 ans et les obligations d’État japonaises à 10 ans a déjà dépassé 400 points de base (1 point de base = 0,01 %), un plus haut en deux décennies. Dans ce contexte, vendre le yen contre le dollar peut rester attrayant comme stratégie de portage (« carry trade » : emprunter dans une monnaie à taux faible et acheter une monnaie à taux plus élevé pour capter l’écart de taux). L’incertitude générale est alimentée par des risques géopolitiques et systémiques (risques susceptibles d’affecter l’ensemble du système financier). L’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue du S&P 500) est resté au-dessus de 22, sur fond d’inquiétudes liées à « Mythos » et au contrôle chinois des minerais. Les traders peuvent chercher une protection (couverture visant à limiter les pertes), par exemple via des options sur le VIX ou des options sur de grands indices, pour se prémunir contre une baisse brutale des marchés. L’attention portée aux restrictions d’exportation chinoises pèse directement sur les matières premières industrielles et les actions associées. Les prix du gallium et du germanium ont déjà gagné 35 % depuis la dernière annonce de Pékin en février 2026. Cela plaide pour des positions baissières (parier sur une baisse) sur des fabricants de semi-conducteurs et de véhicules électriques fortement dépendants de ces matériaux (intrants : ressources nécessaires à la production).
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