Appels à la retenue et à la désescalade
Le ministère a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue, à respecter le droit international et à chercher une désescalade afin de préserver la sécurité et la stabilité régionales. Les prix du pétrole ont rebondi depuis leurs plus bas de la journée, le West Texas Intermediate (WTI) s’échangeant près de 97 $, en hausse d’environ 3 % sur la séance. (Le WTI est un pétrole de référence utilisé pour fixer les prix, surtout aux États-Unis.) La hausse rapide du WTI vers 97 $ le baril montre que le marché intègre un risque important de perturbation de l’offre. On observe une hausse de la volatilité implicite des options sur le pétrole, mesurée par l’indice OVX, en hausse de plus de 25 % à 48, signe d’une forte incertitude. (La volatilité implicite est une estimation des variations de prix attendues par le marché. Une option est un contrat qui donne le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé. L’OVX est un indicateur de la “peur” sur le pétrole.) Dans ce contexte, des stratégies axées sur la volatilité, comme l’achat d’options d’achat ou de vente, peuvent profiter de grands mouvements de prix tout en limitant les pertes. (Une option d’achat permet de miser sur une hausse, une option de vente sur une baisse.) Comme l’attaque a visé le champ gazier de South Pars, son lien direct avec le North Field du Qatar rend le marché mondial du GNL très vulnérable. (Le GNL est du gaz naturel liquéfié, refroidi pour être transporté par bateau.) Les contrats à terme européens TTF sur le gaz ont déjà gagné 12 % à 45 € par mégawattheure, sur la crainte que de futures cargaisons de GNL soient menacées. (Le TTF est un prix de référence du gaz en Europe. Un contrat à terme est un accord d’achat/vente à une date future. Le mégawattheure est une unité d’énergie.) Selon nous, les produits dérivés liés aux références du gaz comportent désormais une prime de risque plus élevée et plus difficile à prévoir que le pétrole. (Un produit dérivé est un instrument financier dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole ou le gaz. Une prime de risque est un “surcoût” lié à l’incertitude.) En regardant le quatrième trimestre 2025, on a vu une crise géopolitique similaire dans le détroit d’Ormuz provoquer une hausse de 15 % du Brent en deux semaines, avant de retomber. (Le Brent est un pétrole de référence mondial. Le détroit d’Ormuz est un passage maritime crucial pour le pétrole et le gaz.) Cela suggère que la réaction initiale peut être forte, sans garantir une hausse durable. Dans ce cas, un spread haussier avec options d’achat (bull call spread) est une façon prudente de viser une hausse supplémentaire tout en maîtrisant le coût. (Un bull call spread consiste à acheter une option d’achat et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour réduire le coût, mais aussi limiter le gain maximal.) L’enjeu est d’être prêt à des mouvements rapides à la hausse comme à la baisse, selon que les déclarations officielles aggravent ou réduisent la tension.Effets de contagion sur les marchés
Il faut aussi surveiller l’impact au-delà de l’énergie. Attendez-vous à ce que l’indice VIX du CBOE, autour de 16, repasse au-dessus de 20 si les investisseurs en actions vendent par prudence. (Le VIX mesure la nervosité attendue sur le marché actions américain.) Ce type d’événement renforce souvent le dollar américain, car les capitaux se déplacent vers des actifs jugés plus sûrs. (Un actif “refuge” est perçu comme plus stable en période de crise.)
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets