Leadership de la tech et ampleur du marché
La technologie a mené la hausse jeudi (+0,9%), suivie des services de communication (+0,7%). Depuis le 30 mars, l’essentiel des gains provient de la technologie, de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles) et des services de communication. Le pétrole WTI (référence américaine du brut) a reculé de 106 dollars en début de semaine à environ 93 dollars jeudi, les prix se stabilisant autour de 90 dollars. Le mouvement a suivi le retour de discussions autour d’éventuelles négociations de paix. Côté résultats, Datadog (DDOG) a bondi de plus de 30% après avoir dépassé le consensus (prévisions moyennes des analystes) et relevé sa prévision de chiffre d’affaires annuel d’environ 8%. Fortinet (FTNT) a gagné plus de 22% après avoir relevé ses perspectives. AAON (AAON) a pris jusqu’à 50% grâce à de solides commandes de centres de données et a touché un nouveau plus haut, au-dessus de son record de novembre 2024. Le RSI du NASDAQ (indice de force relative, un indicateur technique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) est passé en zone de surachat (niveau suggérant une hausse trop rapide). Des niveaux proches de 24.000 et 23.200 points (moyenne mobile simple à 26 semaines, c’est-à-dire la moyenne des cours sur 26 semaines) sont cités comme zones de support (niveaux où la baisse peut se stabiliser).Gestion du risque avec les options
Avec une hausse sur six semaines et un RSI en surachat observé à la mi-2025, la priorité est la gestion du risque. Le marché paraissait très optimiste, porté par l’espoir d’un accord avec l’Iran, sans garantie. Dans ce contexte, les options — contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé — permettent d’encadrer les pertes possibles tout en restant exposé à la tendance haussière. Une approche plus prudente aurait consisté à utiliser des « bull call spreads » sur l’ETF Nasdaq 100 (QQQ) plutôt que d’acheter des calls seuls. Un bull call spread combine l’achat d’un call (droit d’acheter) et la vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé, ce qui limite le gain maximal mais réduit nettement le coût initial. C’était d’autant plus important que le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « indice de la peur », qui reflète l’incertitude attendue du marché) évoluait autour de 25, un niveau élevé, rendant les primes d’options (leur prix) coûteuses. Se couvrir contre un échec des discussions était également crucial, car le facteur psychologique du rally était fragile. L’achat de puts de protection (droit de vendre) ou la mise en place de « put spreads » sur le QQQ — achat d’un put et vente d’un autre put à un niveau plus bas pour réduire le coût — auraient constitué un filet de sécurité. Cela aurait protégé un portefeuille d’une baisse rapide en cas de dégradation de la situation au détroit d’Ormuz. Le lien entre la hausse des actions et la baisse du pétrole offrait un autre angle. Une approche directe sur le scénario géopolitique pouvait se faire via des options sur un ETF pétrolier. Par exemple, acheter des puts sur l’United States Oil Fund (USO), un ETF adossé au pétrole, revenait à miser sur la réussite de l’accord et sur la poursuite du recul du pétrole depuis des niveaux supérieurs à 100 dollars. En fin de compte, si la hausse de la tech s’est prolongée, elle n’a pas été linéaire. Le niveau de 24.000 points évoqué comme support a bien été testé lors d’une correction marquée au troisième trimestre 2025. Les investisseurs couverts, ou préparés à ce repli, ont pu préserver une partie des gains engrangés au printemps.
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