Surprise sur le marché du travail en France
Le taux de chômage en France au premier trimestre ressort à 8,1 %, nettement au-dessus des 7,8 % attendus. Cela suggère un marché du travail plus fragile que prévu. Cela peut peser sur l’économie française et sur la consommation des ménages. Cette statistique s’inscrit dans un contexte plus large : le PMI manufacturier de la zone euro (indice basé sur une enquête auprès des directeurs d’achats du secteur industriel ; au-dessus de 50, l’activité progresse, en dessous de 50, elle recule) a reculé à 49,5, ce qui signale une légère baisse de l’activité. La combinaison d’une industrie faible et d’un chômage en hausse dans un grand pays de la zone euro renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait avancer avec plus de prudence. La probabilité d’une baisse des taux (décision de la banque centrale consistant à réduire ses taux directeurs, ce qui tend à rendre le crédit moins cher) au troisième trimestre nous paraît désormais plus élevée. Dans ce contexte, nous envisageons d’acheter des options de vente (« puts », instruments qui gagnent en valeur si l’indice baisse ; utilisés comme protection) sur l’indice CAC 40. Une situation comparable s’était produite au second semestre 2025 : des statistiques industrielles allemandes faibles avaient entraîné un repli d’environ 4 % des actions européennes le mois suivant. Le scénario actuel pourrait s’en rapprocher, et les puts peuvent servir de couverture contre une baisse des actions françaises. Le contraste entre une Europe qui ralentit et une économie américaine plus solide (où les dernières données sur l’emploi indiquaient une progression régulière) souligne une divergence susceptible de peser sur l’euro. L’écart entre les rendements obligataires allemand et américain à 2 ans (le rendement est le taux d’intérêt implicite d’une obligation ; l’écart mesure la différence entre deux rendements) s’est déjà creusé de 15 points de base en un mois (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), une tendance que ces chiffres français pourraient accentuer. Nous envisageons donc des positions vendeuses sur la paire EUR/USD via des contrats à terme (« futures », contrats standardisés permettant d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé). Enfin, cette surprise accroît l’incertitude, ce qui incite à surveiller la volatilité (amplitude des variations de prix sur les marchés). Le VSTOXX, indice qui mesure la volatilité implicite des actions de la zone euro (volatilité déduite des prix des options ; elle reflète l’anticipation des variations), évolue autour de 16, un niveau modéré par rapport aux sommets de fin 2025. Nous voyons un intérêt à acheter des options d’achat (« calls », instruments qui gagnent en valeur si l’indice monte) sur le VSTOXX, pour profiter à moindre coût d’une possible hausse de la nervosité des marchés dans les prochaines semaines.Gestion du risque de volatilité
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