Le déficit budgétaire se réduit
Les données de février montrent un déficit de trésorerie nettement plus faible, un signe que la discipline budgétaire progresse. Cette amélioration, avec un déficit réduit à -94,42B contre un chiffre beaucoup plus élevé, suggère que les mesures sur les dépenses publiques et les recettes (l’argent qui entre grâce aux impôts et autres revenus) deviennent plus efficaces. Il faut voir cela comme un facteur favorable à court terme pour les actifs turcs (par exemple actions, obligations et monnaie). Ce resserrement budgétaire (le fait de réduire le déficit en limitant les dépenses ou en augmentant les recettes) diminue la pression sur la banque centrale (l’institution qui fixe notamment les taux d’intérêt) et sur la livre turque. Comme on l’a vu en 2025, quand l’État faisait face à de plus grands déficits, une situation budgétaire fragile affaiblit souvent la monnaie. On peut donc envisager des stratégies qui profitent d’une livre plus forte, comme vendre des options d’achat « hors de la monnaie » sur USD/TRY (une option d’achat qui ne vaut quelque chose que si le prix dépasse un niveau fixé; « hors de la monnaie » signifie que ce niveau est au-dessus du prix actuel), en anticipant une baisse de la paire (USD/TRY correspond au nombre de livres turques pour 1 dollar). Ce point de données va dans le sens d’une amélioration de la perception du risque pour la Turquie. Des statistiques récentes montrent que le CDS 5 ans du pays (une assurance contre le défaut de paiement; plus il est élevé, plus le risque perçu est important) est passé sous 290 points de base (un point de base = 0,01%), un niveau plus vu depuis début 2021. Cela indique que le marché récompense déjà le changement vers une politique plus classique (des décisions économiques plus prudentes et plus prévisibles) observé depuis l’an dernier.Conséquences pour les actions et les taux
Pour les produits dérivés sur actions (des contrats dont la valeur dépend d’un actif comme un indice), l’amélioration des finances publiques est positive pour l’indice BIST 100 (principal indice boursier turc). Des besoins d’emprunt de l’État plus faibles peuvent faire baisser les rendements obligataires (le taux de rémunération des obligations) et libérer des capitaux pour le secteur privé, ce qui soutient les bénéfices des entreprises et la confiance des investisseurs. On peut envisager d’acheter des contrats à terme sur le BIST 100 (accord d’acheter ou vendre l’indice à une date future à un prix fixé) ou des « call spreads » (stratégie avec deux options d’achat: en acheter une et en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et le gain), afin de se positionner pour une hausse possible dans les prochaines semaines.
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