Briefing sur l’opération « Epic Fury »
Le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth et le président des chefs d’état-major interarmées Dan Caine ont indiqué qu’ils tiendront une conférence de presse sur l’opération « Epic Fury », présentée comme le bombardement de l’Iran. Le point presse est prévu à 08h00 (heure de la côte Est des États-Unis), soit 12h00 GMT. Compte tenu de la menace de représailles « œil pour œil » contre des installations pétrolières, une forte hausse de la volatilité des marchés est attendue. La volatilité (c’est-à-dire l’ampleur et la vitesse des variations de prix) est déjà alimentée par des achats d’options d’achat à court terme sur le pétrole brut. Une option d’achat (« call ») est un contrat qui donne le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance; « à court terme » signifie ici le contrat dont l’échéance est la plus proche. Ces achats font monter la volatilité implicite, c’est‑à‑dire la volatilité « intégrée » dans les prix des options, qui reflète les attentes du marché. Dans ce contexte, l’indice OVX du CBOE, une mesure de la volatilité attendue sur le pétrole, est désormais attendu au‑dessus de 50 points, un niveau rarement observé de façon durable depuis les tensions d’approvisionnement de 2025. Ce schéma a déjà été observé. Lors des attaques de 2019 contre les installations de Saudi Aramco, les contrats à terme sur le Brent (des contrats standardisés pour acheter/vendre du pétrole à une date future) avaient bondi d’environ 20% en une séance. Au début de la guerre en Ukraine en 2022, les prix avaient dépassé 130 dollars le baril. Sur cette base historique, toute perturbation réelle de l’offre pourrait propulser le Brent, autour de 98 dollars, nettement au‑delà de 100 dollars en quelques jours. Pour les portefeuilles sensibles à la hausse des coûts de l’énergie, notamment ceux très exposés au transport ou à l’industrie, il devient crucial de se couvrir. Se couvrir (« hedging ») consiste à réduire le risque via des instruments financiers. Cela peut passer par l’utilisation de contrats à terme sur le pétrole pour fixer un prix, et par l’achat d’options de vente (« put ») sur des actions de compagnies aériennes ou de transport maritime, plus exposées à un choc sur le carburant. Une option de vente donne le droit de vendre à un prix fixé, ce qui protège en cas de baisse de l’action. Le coût de ces protections augmente rapidement, mais il s’agit d’un coût défensif pour se prémunir contre un choc d’offre majeur.Signaux du spread Brent-WTI
Les opérateurs doivent aussi surveiller des indicateurs de structure de marché, comme l’écart Brent-WTI (la différence de prix entre le Brent et le WTI, deux références du pétrole: le Brent est plus lié aux flux internationaux, le WTI au marché américain). Cet écart s’élargit au‑delà de 7 dollars, ce qui traduit un risque géopolitique concentré au Moyen-Orient, qui pèse davantage sur le Brent. Cela peut créer des opportunités de positionnement visant un nouvel élargissement de cet écart si les tensions s’intensifient.
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