Risques d’offre réévalués
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que des frappes américaines sur des infrastructures civiles ne conduiraient pas à un recul. Il a tenu ces propos après la dernière action américaine. Les prix ont brièvement reculé après des informations selon lesquelles l’Iran et Oman travaillent sur un protocole pour surveiller le transit dans le détroit d’Ormuz. Le responsable iranien Kazem Gharibabadi a indiqué que les mouvements des pétroliers devraient être surveillés et coordonnés par les deux pays, selon l’IRNA (agence de presse officielle iranienne). Le Royaume-Uni mène des discussions avec plusieurs pays pour sécuriser le passage. L’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et des pays producteurs partenaires) étudie une possible hausse de la production, même si ces volumes supplémentaires ne devraient pas influencer le marché à court terme. Le WTI (« West Texas Intermediate ») est une qualité de pétrole brut de référence aux États-Unis, échangée autour du centre logistique de Cushing (Oklahoma), point de livraison et de stockage. Son prix dépend surtout de l’offre et de la demande, des tensions internationales, des décisions de l’OPEP+, du dollar, ainsi que des rapports hebdomadaires sur les stocks publiés par l’API (Institut américain du pétrole, organisme privé) et l’EIA (Agence américaine d’information sur l’énergie, organisme public).Principaux facteurs de marché
Les rapports de l’API sont publiés le mardi et ceux de l’EIA le lendemain. Leurs résultats sont proches (écart inférieur à 1%) environ 75% du temps. L’an dernier, des menaces dans le Golfe persique avaient propulsé le WTI de plus de 10% vers près de 104 dollars le baril. Cet épisode a montré comment des titres liés aux tensions internationales peuvent provoquer des variations très rapides à court terme. La crainte d’une interruption d’approvisionnement peut faire bouger le marché, même si le reste ne change pas. Aujourd’hui, avec un WTI autour de 82,50 dollars, une configuration comparable semble se dessiner avec le regain de tensions en Afrique de l’Ouest, qui menacent la production nigériane. Ce n’est pas le détroit d’Ormuz, mais le risque de choc d’offre demeure, d’autant que le dernier rapport de l’EIA a montré une baisse inattendue des stocks de 3,1 millions de barils (un « déstockage », c’est-à-dire plus de pétrole consommé que ajouté aux réserves). Cette tension de fond signifie que toute perturbation pourrait amplifier la hausse des prix.
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