Réponse de l’Iran et risque d’escalade
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les récentes frappes américaines sur des infrastructures civiles ne forceraient pas l’Iran à reculer. Il a estimé que ces frappes traduisaient la désorganisation et le déclin moral de l’adversaire. Les prix du pétrole ont brièvement reculé après des informations selon lesquelles l’Iran et Oman rédigeaient un protocole pour surveiller le transit dans le détroit d’Ormuz. Le responsable iranien Kazem Gharibabadi a indiqué, selon l’agence IRNA, que les mouvements de pétroliers devraient être surveillés et coordonnés par les deux pays. Le Royaume-Uni mène des discussions avec plusieurs pays pour sécuriser le passage sur cet itinéraire. De son côté, l’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et ses partenaires, dont la Russie) envisage une hausse de la production, mais tout baril supplémentaire ne devrait pas influencer les marchés à court terme.Configuration actuelle du marché et idée de couverture
Aujourd’hui, avec un WTI nettement plus calme autour de 82 dollars le baril, le marché semble peu inquiet. L’indice de volatilité du pétrole (OVX, un indicateur qui mesure les variations attendues des prix du pétrole à partir du prix des options) évolue près de 35, bien en dessous des niveaux supérieurs à 50 observés lors de la crise de l’an dernier. Cette volatilité plus faible rend les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) plus abordables, ce qui peut offrir une opportunité. Compte tenu du souvenir du pic de prix de 2025, il peut être pertinent d’acheter des options d’achat (« call », qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) à longue échéance pour se couvrir contre une rupture soudaine de l’offre. Avec une volatilité implicite (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) faible, le coût de cette assurance reste modéré. Cette approche permet de bénéficier d’une hausse tout en limitant le risque si le marché reste stable ou baisse. La capacité de production inutilisée de l’OPEP+ (volumes pouvant être ajoutés rapidement) est actuellement estimée par l’EIA (agence américaine de l’énergie) à moins de 3 millions de barils par jour, l’un des coussins les plus faibles de la dernière décennie. Cela laisse peu de marge pour absorber un choc similaire à celui de 2025 impliquant le détroit d’Ormuz, par lequel transite chaque jour plus de 20 % des liquides pétroliers mondiaux. Toute nouvelle perturbation pourrait donc avoir un impact sur les prix plus marqué encore. Pour ceux qui souhaitent parier sur une hausse de l’incertitude, des spreads calendaires (écart entre des contrats d’options ou à terme de maturités différentes) ou des backspreads sur calls (montage combinant la vente de calls proches du prix actuel et l’achat d’un plus grand nombre de calls plus éloignés, afin de profiter d’une forte hausse ou d’une hausse de la volatilité) peuvent être adaptés. Ces positions peuvent gagner si la volatilité augmente fortement, même sans grand mouvement de direction du prix du brut.
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