Impact sur l’offre via le détroit d’Ormuz
Le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ 20 % du pétrole mondial et est, de fait, fermé dans le contexte du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Cette fermeture a réduit l’offre physique (le pétrole réellement disponible pour livraison) et soutenu les cours du WTI. L’OPEP+ (l’OPEP et ses alliés, dont la Russie) a convenu dimanche d’augmenter sa production de 206 000 barils par jour en mai. Le groupe doit se réunir à nouveau le 3 mai pour décider des prochaines mesures. Le WTI signifie West Texas Intermediate : c’est un pétrole « léger » (facile à raffiner) et « doux » (faible teneur en soufre), produit aux États-Unis, dont le prix se forme notamment au point de stockage et de livraison de Cushing. Les prix du WTI dépendent de l’offre et de la demande, des tensions géopolitiques, des décisions de l’OPEP+ et du dollar (un dollar plus fort peut peser sur les matières premières cotées en dollars). Les rapports hebdomadaires de stocks de l’API et de l’EIA (Energy Information Administration, service statistique public américain) peuvent aussi faire bouger le marché ; leurs estimations sont proches (écart inférieur à 1 %) environ 75 % du temps.Volatilité des options et couverture
Cette phase de calme relatif rend les contrats d’options moins chers qu’au pic des tensions. L’indice OVX (CBOE Crude Oil Volatility Index), qui mesure la volatilité implicite (la variation de prix anticipée par le marché) sur les options de pétrole, évolue désormais autour de 32, contre des sommets au-dessus de 50 lors du regain de tensions avec l’Iran en 2025. Une volatilité plus basse signifie que les primes (le prix payé pour une option) sont moins élevées : on peut donc acheter des options de protection (« puts », droit de vendre à un prix fixé) ou des options haussières (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sans payer des niveaux extrêmes. Actuellement, le WTI s’échange autour de 85,50 $ le baril, loin des pics de l’an dernier. Ce niveau traduit un marché jugé suffisamment approvisionné à ce stade, appuyé par les données récentes de l’EIA montrant une production américaine solide, au-dessus de 13 millions de barils par jour. Cette production élevée sert de coussin et limite les craintes sur l’offre. Mais l’augmentation de 206 000 barils par jour annoncée par l’OPEP+ en mai 2025 a eu peu d’effet à l’époque, compte tenu de la gravité du conflit. Le moindre nouveau signe d’instabilité au Moyen-Orient pourrait entraîner une réaction de prix disproportionnée, les opérateurs restant marqués par la hausse rapide de l’an dernier. Le principal risque, dans les semaines à venir, est donc l’excès de confiance. Une stratégie prudente consiste à acheter des options d’achat (« calls ») à longue échéance et « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins chères). Elles jouent le rôle d’une assurance à coût limité contre une rupture brutale de l’offre ou une reprise du conflit dans le Golfe. Pour ceux qui anticipent une hausse plus progressive, une stratégie de « bull call spread » (acheter un call et vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé, même échéance) est une option. Elle réduit le coût initial et encadre le risque, adaptée à un marché globalement bien approvisionné mais toujours sensible aux titres géopolitiques, en permettant de profiter d’une hausse modérée sans subir pleinement le risque d’une baisse brutale.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets