Perspectives d’inflation et implications pour la politique monétaire
BNM prévoit aussi une inflation « headline » (inflation globale, incluant énergie et alimentation) moyenne de 1,5 % à 2,5 % en 2026. Cela se compare à 1,3 % à 2,0 % dans le Budget 2026, et à 2,0 % selon DBS, sur la base de pressions sur les prix (hausse des coûts) modérées à l’extérieur comme dans le pays. La banque centrale devrait maintenir sa politique inchangée en 2026, c’est-à-dire garder son taux directeur (le principal taux d’intérêt qui guide les conditions de crédit) stable. Cela devrait contribuer à stabiliser les rendements obligataires (taux servis par les obligations), sauf changement marqué des perspectives. Dans ce contexte, le ringgit devrait rester globalement stable face au dollar à court terme. Si BNM conserve ses taux, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options USD/MYR pourrait reculer. Certains traders peuvent alors chercher à « vendre de la volatilité » (vendre des options pour encaisser une prime), par exemple via un short strangle (vente simultanée d’un call et d’un put, à des prix d’exercice différents) afin de collecter une prime si la devise reste dans une fourchette. Cette lecture est confortée par les dernières données de mars 2026 : l’inflation globale est restée à 1,8 %, en ligne avec la fourchette de BNM. Les exportations ont progressé de 4,2 % sur un an au premier trimestre, portées par un rebond de l’électronique, ce qui soutient le scénario de croissance. Ces éléments suggèrent que la banque centrale n’a pas de raison immédiate de modifier sa trajectoire.Volatilité des taux et stabilité de la courbe
Sur les produits dérivés de taux, un taux directeur stable implique des mouvements limités des rendements des MGS (Malaysian Government Securities, obligations d’État malaisiennes). La courbe des taux (relation entre rendements et maturités) devrait rester stable, ce qui réduit l’intérêt des paris directionnels (parier sur une baisse ou une hausse des taux). À la place, la vente de swaptions (options sur swap de taux, donnant le droit d’entrer dans un échange de taux fixe contre taux variable) ou d’autres stratégies de vente de volatilité de taux peut viser un revenu via les primes. Il faut toutefois surveiller les risques externes : en 2025, des signaux de la Réserve fédérale américaine ont provoqué des sorties de capitaux temporaires des marchés émergents. Même si la situation de la Malaisie est solide, un ton plus « hawkish » (plus restrictif, donc favorable à des hausses de taux) des grandes banques centrales pourrait perturber la stabilité actuelle. Les positions vendeuses de volatilité doivent donc être encadrées par une gestion stricte du risque. Sur les dérivés actions, une croissance régulière soutient les bénéfices des entreprises. Avec des gains modestes depuis le début de l’année pour l’indice FBM KLCI, un potentiel de hausse existe, mais il semble limité. Une approche possible consiste à acheter des call spreads (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé) sur l’indice, afin de profiter d’une hausse tout en plafonnant le risque.
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