Impact sur les marchés et appétit pour le risque
Ces évolutions ont ravivé la crainte d’une perturbation de grandes routes commerciales et ont pesé sur la prise de risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués, comme les actions). La hausse du prix du pétrole brut a continué d’alimenter les inquiétudes sur l’inflation (hausse générale des prix). Un rapport solide sur l’emploi américain (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire les créations d’emplois hors secteur agricole) publié vendredi a réduit les attentes d’une baisse de taux rapide par la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). Les marchés ont davantage intégré la possibilité d’une hausse des taux américains d’ici la fin de l’année. Le Nikkei 225 au Japon et le Kospi en Corée du Sud gagnaient environ 1%. En revanche, l’IDX Composite en Indonésie et le KLCI en Malaisie reculaient, avec des échanges plus faibles en raison des jours fériés du lundi de Pâques sur de nombreuses places mondiales. Compte tenu des tensions autour de passages maritimes stratégiques, la volatilité (fortes variations des prix) est au cœur des préoccupations. Le contexte, marqué par des risques géopolitiques et des signaux de banques centrales favorables à des taux plus élevés, laisse présager des mouvements de prix importants sur plusieurs marchés. Les dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une action ou une matière première) peuvent servir à couvrir le risque et à se positionner sur ces mouvements.Exposition à l’énergie et couverture
Les menaces sur le détroit d’Ormuz — par lequel transite plus de 20% des volumes mondiaux de liquides pétroliers (pétrole et produits liquides) — rendent le marché de l’énergie très sensible. L’exemple des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes en 2019 montre que les prix peuvent bondir rapidement, de plus de 15% en une journée, en cas de crainte sur l’offre (risque de baisse des quantités disponibles). Des positions acheteuses sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés d’achat/vente à une date future) sur le WTI ou le Brent, ou l’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) peuvent permettre de profiter d’une hausse tout en limitant le risque. Cette combinaison — choc potentiel sur le pétrole et perspective de hausse des taux par la Fed — pèse sur les actions. Des coûts d’énergie plus élevés réduisent les marges des entreprises (leur rentabilité), tandis que des taux plus élevés diminuent la valeur actuelle des profits futurs. Dans ce contexte, l’achat d’options de vente de protection (put, droit de vendre à un prix fixé) sur de grands indices comme le S&P 500 peut limiter l’impact d’une baisse sur un portefeuille. L’indice VIX, souvent présenté comme le « thermomètre de la peur » (il mesure la volatilité anticipée sur le S&P 500), est déjà élevé et pourrait progresser si les menaces se concrétisent. Lors de précédents épisodes de tension géopolitique forte, le VIX est monté au-dessus de 40, et un scénario comparable n’est pas exclu. Des options d’achat sur le VIX ou des contrats à terme sur le VIX permettent de se positionner sur une hausse de la volatilité et de protéger un portefeuille. Le rapport NFP solide de vendredi a modifié les anticipations de taux, en écartant l’idée de baisses rapides. Les contrats à terme sur les taux directeurs américains (Fed funds futures, qui reflètent les attentes du marché sur le niveau futur du taux de la Fed) indiquent désormais une probabilité supérieure à 65% d’une hausse d’ici la fin de l’année, en nette rupture avec il y a quelques semaines. Dans ce cadre, des stratégies qui profitent d’une hausse des rendements (taux d’intérêt sur les obligations) peuvent être envisagées, comme vendre des contrats à terme sur les bons du Trésor américain à 10 ans (se positionner à la baisse sur leur prix, qui évolue en général inversement aux rendements).
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