Volatilité de marché et risque géopolitique
En début de semaine, les actions avaient progressé après des informations évoquant une possible sortie des États-Unis d’Iran sous deux à trois semaines, ainsi qu’une autre affirmation concernant une demande de cessez-le-feu (arrêt des combats). Plus tard, une allocution en prime time a inclus la promesse de frapper l’Iran « extrêmement durement » dans les deux à trois semaines, ce qui a entraîné des baisses en Asie : le Kospi sud-coréen a perdu plus de 4% et le Nikkei 225 japonais plus de 2%. Un rebond est ensuite intervenu après que les médias d’État iraniens ont évoqué un travail avec Oman sur un protocole de transit dans le détroit d’Ormuz (route maritime clé pour les exportations de pétrole), permettant aux navires commerciaux de passer contre paiement. Les prix du pétrole sont restés élevés : le WTI (pétrole brut américain) gagnait environ 8% autour de 110 dollars le baril, et le Brent (référence mondiale) environ 5% au-dessus de 105 dollars. L’énergie a été le secteur le plus performant du S&P 500, en hausse de plus de 36% depuis le début de l’année (« year-to-date », performance cumulée depuis le 1er janvier). Les inscriptions au chômage (« jobless claims », nouvelles demandes d’allocation) ont reculé à 202.000, contre 212.000 attendues, au plus bas depuis près de deux ans, avant la publication vendredi du NFP (« Non-Farm Payrolls », statistique de l’emploi américain hors agriculture).Prix de la volatilité et coût de la protection
Aujourd’hui, l’indice VIX est nettement plus calme, autour de 15,1 cette semaine. Cela suggère un marché moins inquiet. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une action ou un indice), cette volatilité plus faible rend les options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) relativement moins chères, en particulier les « puts » de protection (options de vente utilisées comme assurance en cas de baisse) sur des indices comme le SPX (S&P 500). Comme précédemment, le pétrole influence le sentiment de marché : les contrats à terme sur le WTI ont progressé de plus de 15% sur le dernier trimestre pour s’échanger au-dessus de 85 dollars le baril. La pression actuelle sur les prix est attribuée à des réductions d’offre de l’OPEP+ (alliance de pays producteurs de pétrole) appliquées de manière stricte, ainsi qu’à des perturbations persistantes du transport maritime en mer Rouge. Cela entretient un risque de fond pour l’ensemble du marché. Les marchés se concentrent fortement sur l’inflation et sur la prochaine décision de la Réserve fédérale (banque centrale américaine) concernant les taux d’intérêt. Néanmoins, une flambée géopolitique peut rapidement reléguer les données économiques au second plan. Dans ce contexte, et avec un coût de protection relativement faible, les investisseurs sur produits dérivés peuvent envisager de se préparer à une hausse de la volatilité. Cela peut passer par des options d’achat (« calls », droits d’acheter à un prix fixé) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur de l’énergie, comme le XLE, qui profiterait d’une nouvelle hausse des prix du pétrole. Parallèlement, utiliser une période de VIX bas pour renforcer des positions défensives (actifs ou stratégies visant à limiter les pertes) peut être pertinent, car le calme peut se rompre rapidement.
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