Focus sur les discussions diplomatiques
Le vice-président JD Vance ne devrait pas y participer, et l’ancien chef négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, est également absent. La Maison-Blanche considère cette absence comme le signe que Téhéran (les autorités iraniennes) n’est pas prêt à s’engager dans un deuxième cycle complet de négociations. Les médias d’État iraniens ont présenté le déplacement d’Araghchi comme une visite bilatérale (entre deux pays) avec des étapes ultérieures à Mascate et à Moscou, plutôt qu’un échange direct avec les États-Unis. Araghchi a écrit sur X au sujet de sujets bilatéraux et de consultations régionales, sans mentionner Washington. L’indice définitif de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan pour avril est ressorti à 49,8 contre 47,6 attendu, en baisse de 6,6% par rapport à mars et à un plus bas historique. La composante « attentes des consommateurs » s’établit à 48,1 contre 46,1 attendu. Les anticipations d’inflation à un an ont légèrement reculé à 4,7% contre 4,8%, tandis que celles à cinq ans ont progressé à 3,5% contre 3,4%. Par ailleurs, le blocus américain du détroit d’Ormuz reste en place, l’Iran affirmant aussi en avoir le contrôle.Mode d’emploi en période de forte volatilité
Les à-coups actuels du marché, avec un Dow Jones Industrial Average en difficulté, indiquent que la volatilité (ampleur des variations de prix) est au centre du jeu. Avec le VIX, un indicateur de stress des marchés (souvent appelé « indice de la peur »), récemment au-dessus de 20, on retrouve une incertitude comparable à celle observée lors de la forte hausse des taux directeurs (taux fixés par la banque centrale) par la Fed entamée en 2022. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter de grands mouvements, comme le « long straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), gagnent en pertinence pour les prochaines semaines. La situation diplomatique autour de l’Iran limite le potentiel de hausse des marchés, notamment à cause du bras de fer dans le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique transporte plus de 20% de la consommation mondiale de pétrole, ce qui entretient le risque d’inflation liée à l’énergie. Dans ce cadre, acheter des options de vente de protection (« puts », instruments qui prennent de la valeur si le marché baisse) sur les contrats à terme du Dow ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) comme le DIA peut servir de couverture contre un échec des discussions d’Islamabad. À l’inverse, la probabilité limitée d’une percée diplomatique majeure fait de 49 500 un plafond solide pour le Dow. Une approche consiste à vendre des options d’achat (« calls », instruments qui prennent de la valeur si le marché monte) avec un prix d’exercice à ce niveau ou au-dessus, afin d’encaisser une prime (revenu reçu à la vente de l’option). Un « bear call spread » (vente d’un call et achat d’un call plus haut, pour limiter le risque) permet de parier, avec risque encadré, sur l’incapacité de l’indice à se redresser nettement tant que la situation géopolitique ne s’éclaircit pas. Les chiffres très faibles de confiance des consommateurs ajoutent un facteur de fragilité pour l’économie. Le niveau définitif de 49,8 en avril est un point bas historique, inférieur au 50,0 observé au cœur de la crise inflationniste de 2022. Avec des anticipations d’inflation à cinq ans remontées à 3,5%, au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale, la banque centrale dispose de peu de marge pour envisager une baisse des taux.
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