Les coûts unitaires de main-d’œuvre signalent une désinflation
La baisse des coûts unitaires de main-d’œuvre à 2,3 % est un signal clair de désinflation (ralentissement de la hausse des prix). Le recul par rapport à 4,4 % en fin d’année dernière suggère que la hausse des salaires ne se transforme pas en inflation « tenace » (inflation qui reste élevée). Cela donne plus de marge de manœuvre à la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) et affaiblit l’argument en faveur de nouvelles hausses de taux. Nous regardons désormais la réunion de juin de la Fed avec un biais plus accommodant (plus favorable à une baisse des taux). Avant ces chiffres, les contrats à terme sur le taux des fonds fédéraux (instruments de marché qui reflètent les attentes de taux) n’intégraient qu’environ 35 % de probabilité d’une baisse de taux d’ici septembre ; nous pensons que ce chiffre pourrait dépasser 50 % dans les prochains jours. Cela contraste avec le ton plus restrictif (centré sur la lutte contre l’inflation via des taux élevés) observé au second semestre 2025. Notre attention immédiate se porte sur les produits dérivés de taux (contrats financiers dont la valeur dépend des taux), en particulier les options sur contrats à terme de Treasuries (obligations d’État américaines). Le Treasury à 2 ans, très sensible à la politique de la Fed, est la cible principale pour des positions à l’achat, car les rendements (taux d’intérêt servis par ces obligations) pourraient encore baisser. Nous anticipons aussi que le rendement à 10 ans, déjà descendu à 3,75 % ce matin, poursuivra sa baisse vers 3,5 %. Ce contexte est très favorable aux indices actions, d’où un positionnement via des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur le S&P 500 et le Nasdaq 100, sensibles aux taux. Des coûts de main-d’œuvre plus faibles soutiennent directement les marges des entreprises (écart entre revenus et coûts), qui, selon FactSet (fournisseur de données financières), ont été sous pression ces deux derniers trimestres. En 2019, une période comparable de ralentissement des coûts salariaux avait précédé une forte hausse des actions, portée par l’amélioration des marges. Nous voyons aussi une opportunité de vendre de la volatilité (parier sur une baisse des fluctuations de marché), car ce rapport réduit une source d’incertitude. L’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue sur le S&P 500) évolue autour de 17, et nous pensons qu’il pourrait reculer vers 14 à mesure que la trajectoire de la Fed devient plus lisible. Des stratégies comme la vente de spreads de calls sur le VIX (vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix plus élevé pour encadrer le risque) pourraient bien fonctionner dans les prochaines semaines.Positionnement pour des taux et une volatilité plus bas
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