Les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis ont progressé de 178 000, effaçant la baisse révisée de 133 000 en février et dépassant les attentes d’une hausse de 60 000.

by VT Markets
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Apr 4, 2026
Les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis (NFP, c’est-à-dire les emplois hors secteur agricole) ont augmenté de 178.000 en mars, après une baisse de 133.000 en février (révisée depuis -92.000), et bien au-delà des attentes qui tablaient sur +60.000. Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3% contre 4,4%, tandis que le taux d’activité (part de la population en âge de travailler qui occupe un emploi ou en recherche un) a glissé à 61,9% contre 62%. La progression du salaire horaire moyen a ralenti à 3,5% sur un an (comparaison avec le même mois un an plus tôt), contre 3,8%. Les révisions du BLS (Bureau of Labor Statistics, l’organisme public américain qui produit ces statistiques) ont relevé le chiffre de janvier de 34.000 à 160.000 et abaissé celui de février de 41.000 à -133.000, soit un total janvier–février inférieur de 7.000 aux estimations précédentes.

Réaction de marché et contexte macroéconomique

Après la publication, l’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) a progressé modestement au-dessus de 100,00. La prévision signalait une possible réaction différée des marchés en raison du jour férié de Vendredi saint. Avant les chiffres, le consensus était proche de 60.000 pour les NFP, 4,4% pour le chômage et 3,7% pour la hausse des salaires, contre 3,8% auparavant. TD Securities et Danske Bank anticipaient 30.000; Danske prévoyait aussi un chômage à 4,5%. D’autres indicateurs étaient faibles à mitigés, dont l’ADP (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) à 62.000 en mars après 66.000 (révisé depuis 63.000), et la composante emploi de l’ISM manufacturier (enquête auprès des industriels; un niveau sous 50 indique une contraction) à 48,7 en mars. L’outil CME FedWatch (mesure des anticipations de marché sur les taux de la Fed à partir des prix des contrats à terme) indiquait environ 80% de probabilité d’un taux directeur entre 3,5% et 3,75% fin 2026, contre 92% plus tôt en mars pour au moins une baisse de taux cette année. Le rapport sur l’emploi de mars dessine un tableau contrasté. Si la hausse de 178.000 en headline est solide, la révision en baisse de février et le ralentissement des salaires suggèrent que le marché du travail ne surchauffe pas. Ce signal mitigé renforce l’incertitude, un élément central pour de nombreuses stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme). Cette incertitude peut se traduire par davantage de volatilité à court terme (ampleur des variations de prix). Avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé «indice de la peur») resté dans le bas à milieu de la tranche 10–19 et proche de 14, l’achat d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) peut paraître attractif avant un éventuel repositionnement de la volatilité qui renchérirait les primes (prix payés pour acheter une option).

Conséquences pour les taux, les secteurs et le change

La trajectoire de la Fed (Réserve fédérale américaine) mérite aussi d’être réévaluée. Après le passage d’anticipations de baisses de taux à un scénario de statu quo prolongé, un chiffre d’embauches élevé remet en cause l’idée d’un ralentissement suffisant pour réduire le risque d’inflation. Vu la rapidité avec laquelle les attentes ont changé en 2024 et 2025, une publication d’inflation élevée pourrait raviver le risque de relèvement de taux. Ce contexte favorise des approches en «valeur relative» (parier sur l’écart de performance entre deux actifs plutôt que sur une direction absolue). Une robustesse persistante dans des secteurs comme la santé peut justifier l’usage d’options pour se positionner sur une surperformance de secteurs défensifs face à des secteurs plus cycliques et sensibles aux taux, qui pourraient souffrir si les craintes de taux plus élevés revenaient. Sur le marché des changes (FX), le signal sur le dollar est moins net. De fortes créations d’emplois soutiennent l’USD, mais une progression des salaires plus modérée va dans l’autre sens, alimentant un bras de fer autour d’un DXY à 100. Des stratégies de volatilité comme les straddles ou strangles (montages d’options visant à profiter d’un mouvement important, sans parier sur le sens; le straddle achète un call et un put au même prix d’exercice, le strangle des prix d’exercice différents) sur des grandes paires comme l’EUR/USD peuvent convenir, car elles ciblent un mouvement marqué sans exiger un scénario directionnel. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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