Les contrats à terme américains progressent légèrement avant des catalyseurs majeurs
Mardi, Wall Street a terminé en baisse, avec un Dow en recul de 0,05 %, un S&P 500 de 0,49 % et un Nasdaq 100 de 0,9 %. Les mouvements ont suivi des informations liées à l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et des signaux de ralentissement chez OpenAI. Selon Reuters, les Émirats arabes unis (EAU) devraient quitter l’OPEP le 1er mai. Le média relie cette décision à des divisions entre États du Golfe dans un contexte de crise énergétique liée au conflit avec l’Iran. Le Wall Street Journal a indiqué que les revenus d’OpenAI et la croissance des nouveaux utilisateurs ont été inférieurs aux objectifs internes. CNBC a aussi rapporté une mise en garde de la directrice financière (CFO, responsable des finances) Sarah Friar concernant les engagements futurs liés à des contrats de calcul informatique (c’est‑à‑dire des coûts à venir pour louer des serveurs et de la capacité de traitement). Le Wall Street Journal a également rapporté que des responsables américains affirment que le président Donald Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran (restrictions durables des échanges et du transport). La Fed devrait laisser ses taux inchangés, en maintenant la fourchette cible des fed funds (taux directeur américain appliqué aux prêts interbancaires au jour le jour) à 3,50 %–3,75 % pour une troisième réunion consécutive.La volatilité reste faible alors que les marchés surveillent la Fed
Avec une volatilité de marché proche de ses plus bas depuis plusieurs années, les prix des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) suggèrent un certain excès de confiance. L’indice de volatilité du CBOE, le VIX (mesure des anticipations de variations sur le S&P 500), évolue autour de 14, loin des pics observés lors des tensions géopolitiques l’an dernier. Cela réduit le coût pour se couvrir (acheter une protection) ou prendre position sur de fortes variations de prix autour des prochaines publications macroéconomiques. Les inquiétudes du début 2025 sur la croissance d’OpenAI demeurent, mais l’attention se porte surtout sur les grands groupes technologiques qui tirent déjà des revenus de l’intelligence artificielle. Nvidia, par exemple, a récemment annoncé des revenus des centres de données supérieurs à 22 milliards de dollars sur un trimestre, ce qui soutient l’idée que les investissements dans l’IA portent leurs fruits. Des « bull call spreads » (stratégie d’options consistant à acheter un call et à en vendre un autre à un prix d’exercice plus élevé, pour viser une hausse avec un coût plafonné) sur des valeurs clés des semi-conducteurs et du cloud (informatique à la demande via des serveurs distants) peuvent permettre de viser une poursuite de la hausse en limitant la dépense initiale. La sortie des EAU de l’OPEP annoncée en mai 2025 a provoqué de fortes oscillations, mais le marché de l’énergie a depuis trouvé un nouvel équilibre. Le WTI (référence du pétrole américain) évolue depuis des mois dans une fourchette relativement étroite entre 75 et 85 dollars le baril, à mesure que l’offre hors OPEP s’est ajustée. Vendre des « iron condors » (stratégie d’options qui vise à profiter d’un prix qui reste dans une fourchette, en encadrant la hausse et la baisse) sur de grands ETF pétroliers (fonds cotés en Bourse répliquant un indice) peut être une approche pour tirer parti de cette stabilité attendue. En avril 2025, l’attention du marché portait sur le maintien des taux autour de 3,75 %, mais des pressions inflationnistes ont ensuite conduit la Fed à agir. Aujourd’hui, le marché se stabilise à un niveau de taux plus élevé, tandis que les contrats à terme sur les fed funds (instruments qui reflètent les anticipations de taux) intègrent 65 % de probabilité d’une baisse de taux d’ici le quatrième trimestre. Des options d’achat à longue échéance sur des ETF d’obligations du Trésor (fonds investis en bons du Trésor américain) offrent une exposition amplifiée à un scénario de détente monétaire. Le risque d’un blocus prolongé de l’Iran, très présent dans les gros titres l’an dernier, s’est atténué sans disparaître. Cela maintient une prime de risque (surcroît de rendement exigé par les investisseurs) faible mais persistante, susceptible de se réveiller rapidement. Une petite position en options de vente hors de la monnaie (puts « out-of-the-money », options de vente dont le prix d’exercice est sous le niveau actuel, donc bon marché) sur le S&P 500 reste une couverture à coût limité contre un choc inattendu.
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