Risque d’inflation dans la zone euro
Ils indiquent que les risques sur l’inflation (hausse générale des prix) sont plus élevés que les risques sur la croissance, surtout si le choc dure. Dans des scénarios plus modérés, ils s’attendent à une hausse brève de l’inflation, avec peu d’effets de « second tour » (quand une hausse initiale, par exemple de l’énergie, entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix). Ils pensent que la BCE (Banque centrale européenne) ignorerait une hausse temporaire de l’inflation de l’énergie dans le scénario le plus favorable. Dans un scénario intermédiaire, ils prévoient une hausse de taux « par précaution » (une hausse destinée à se protéger d’un risque), probablement lors de la réunion du 30 avril. Dans un scénario plus défavorable, ils prévoient ensuite deux autres hausses de taux pour éviter des effets indirects sur le marché du travail (emploi et salaires). L’article précise qu’il a été produit avec un outil d’IA (intelligence artificielle) et relu par un éditeur.Conséquences de marché pour la politique de la BCE
La situation actuelle devient similaire, avec une instabilité récente dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole) qui a fait monter les prix du pétrole de 15% en deux mois, à près de 98 dollars le baril. La zone euro reste importatrice nette d’énergie, et les dernières données d’Eurostat (l’organisme officiel de statistiques de l’UE) montrent que l’énergie représente encore plus de 60% de notre facture totale d’importations (montant total des importations). Cette structure rend l’économie beaucoup plus sensible à un choc des prix de l’énergie que celle des États-Unis, qui exportent plus d’énergie qu’ils n’en importent. Cette fois, le risque d’effets de second tour est plus élevé parce que l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, utilisée pour voir la tendance de fond) reste élevée à 2,7%, au-dessus de l’objectif de la BCE. Il ne faut pas s’attendre à ce que la banque centrale « fasse comme si de rien n’était » face à ce choc énergétique, comme cela a parfois été le cas. La priorité sera d’éviter que le coût plus élevé de l’énergie se transforme en demandes de hausses de salaires et en hausses plus larges des prix des services. Pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme les taux), cela suggère que le marché sous-estime la probabilité d’un changement plus strict de la BCE (politique plus « dure », donc taux plus élevés). Les swaps de taux d’intérêt (contrats pour échanger des paiements à taux fixe contre des paiements à taux variable) intègrent un taux directeur stable jusqu’à l’été, ce qui peut offrir une occasion de parier sur une hausse surprise. Les options sur contrats à terme EURIBOR (droit d’acheter ou de vendre des contrats à terme liés au taux EURIBOR, un taux de référence du marché en euros) qui gagneraient si les taux montent au deuxième trimestre semblent bon marché au vu du précédent historique et des pressions actuelles sur les prix. Ces perspectives ont aussi des conséquences importantes pour l’euro. Une hausse de taux inattendue, ou même la possibilité d’une hausse, renforcerait probablement l’euro face aux monnaies dont les banques centrales sont plus accommodantes (« dovish », c’est-à-dire plus favorables à des taux bas). On peut envisager des positions acheteuses sur EUR/USD ou EUR/JPY, éventuellement via des options d’achat (call options, droit d’acheter à un prix fixé) pour limiter le risque de baisse tout en profitant d’une possible hausse rapide.
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