Les économistes de Commerzbank estiment que la hausse du pétrole liée à la guerre en Iran fera grimper l’inflation aux États-Unis ; l’IPC de mars attendu à +0,9% sur un mois

by VT Markets
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Apr 2, 2026
Les économistes de Commerzbank, le Dr Christoph Balz et le Dr Ralph Solveen, établissent un lien entre la hausse des prix du pétrole liée à la guerre avec l’Iran et une inflation plus élevée aux États-Unis. Ils prévoient, pour mars, un CPI (indice des prix à la consommation) à 0,9% sur un mois et 3,3% sur un an, contre 2,4% sur un an en février. Ils indiquent que le choc sur les prix de l’énergie est visible dans les stations-service américaines depuis début mars. Selon eux, les prix de l’essence corrigés des effets saisonniers (c’est‑à‑dire ajustés pour neutraliser les variations habituelles liées à la période de l’année) auraient augmenté d’environ 20% par rapport à février, faisant de l’essence le principal facteur de hausse.

Perspectives sur le CPI sous-jacent

Pour le CPI sous-jacent (mesure de l’inflation hors alimentation et énergie, afin de mieux capter la tendance de fond), ils anticipent 0,3% sur un mois et 2,7% sur un an. Ils estiment aussi que la baisse du CPI pourrait prendre fin. Dans un scénario où la guerre se prolonge jusqu’à fin mai, ils s’attendent à voir l’inflation remonter à près de 4% dans les prochains mois. Ils ajoutent que le CPI peut sous-estimer les risques d’inflation (car certains postes ou effets peuvent y apparaître avec retard). Ils notent que, même avant le choc énergétique, l’inflation PCE (indice des prix des dépenses de consommation, mesure suivie de près par la Réserve fédérale) s’établissait à 2,8% en données globales et 3,1% en sous-jacent. L’article indique que les banques centrales n’agissent pas assez fermement, ce qui pourrait maintenir l’inflation au-dessus de 2% plus longtemps. Avec la publication des statistiques de CPI de mars attendue la semaine prochaine, il faut se préparer à une surprise inflationniste importante liée au choc pétrolier. Les dernières données de l’EIA (agence américaine de l’énergie) confirment ces tensions: le prix moyen national de l’essence a progressé de plus de 18% depuis début mars, à 3,95 dollars le gallon (environ 3,8 litres). Le marché pourrait ainsi sous-estimer l’inflation globale. Si la Réserve fédérale n’est pas assez offensive, il faut anticiper des taux d’intérêt élevés plus longtemps. Cela peut se traduire en vendant des contrats à terme SOFR de décembre (produits dérivés liés au taux SOFR, taux de référence au jour le jour en dollars): ces contrats intègrent au moins deux baisses de taux d’ici la fin de l’année. Un CPI très élevé contredirait ce scénario et ferait baisser le prix de ces contrats (car des taux attendus plus élevés font baisser le prix des contrats à terme).

Mise en œuvre via la courbe

Cette dynamique inflationniste devrait faire monter davantage les rendements à court terme que ceux à long terme, rendant une stratégie de «bear flattener» attractive (aplatissement de la courbe lorsque les rendements montent, avec une hausse plus forte sur les maturités courtes). L’idée consiste à vendre des contrats à terme sur Treasury à 2 ans (ZT) et à acheter des contrats à terme sur Treasury à 10 ans (ZN), afin de profiter de ce mouvement. Par le passé, un schéma comparable a été observé début 2025, lorsque une inflation tenace dans les services (prix des prestations comme la santé, les transports ou les loyers) a provoqué un ajustement rapide du segment court de la courbe des taux. Pour parier directement sur la hausse des anticipations d’inflation, on peut utiliser des options (droits d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) sur des ETF d’obligations indexées sur l’inflation, comme TIP. Le point mort d’inflation à 5 ans (taux d’inflation implicite déduit de l’écart entre obligations classiques et obligations indexées) est actuellement à 2,6%. Si le CPI sur un an ressort proche de 3,3% comme prévu, ce niveau pourrait remonter nettement. Acheter des options d’achat (calls) sur TIP permet de viser ce mouvement avec un risque limité à la prime payée. Le sujet central reste le risque géopolitique sur le marché pétrolier, ce qui plaide pour conserver un biais acheteur sur les dérivés énergétiques (instruments financiers dont la valeur dépend du prix de l’énergie). Des spreads de calls sur les contrats à terme WTI (pétrole américain) pour livraison en juin offrent une façon moins coûteuse de profiter d’une nouvelle hausse des prix (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé). Cela concorde avec de récents rapports de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) qui ont abaissé les prévisions d’offre mondiale pour le deuxième trimestre, un argument de fond pour des prix durablement soutenus. Enfin, un choc d’inflation durable est défavorable aux actions, ce qui justifie des positions de protection. Acheter des options de vente (puts) sur le Nasdaq 100 (NDX) à échéance mai constitue une couverture contre un recul du marché. Avec un VIX à un niveau relativement bas de 16 (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un «baromètre de la peur»), ce type d’assurance de portefeuille reste peu coûteux.

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