Les perspectives d’inflation se tendent
Ils jugent que la baisse du CPI pourrait s’arrêter et, dans un scénario où la guerre se prolonge jusqu’à fin mai, anticipent une inflation proche de 4% dans les prochains mois. Ils estiment aussi que le CPI pourrait minimiser les risques d’inflation. Ils rappellent qu’avant le choc énergétique, l’inflation PCE (indice des dépenses de consommation des ménages, indicateur privilégié par la Fed) était de 2,8% en « headline » (mesure globale) et 3,1% en « core » (hors énergie et alimentation). Ils ajoutent que l’inflation pourrait rester au-dessus de 2% plus longtemps. Le choc pétrolier lié à la guerre en Iran devrait mettre fin à la tendance baissière de l’inflation. Selon l’EIA (Energy Information Administration, agence publique américaine de l’énergie), le WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence aux États-Unis) a dépassé 110 dollars le baril fin mars, en forte hausse par rapport à février. Cela rappelle les tensions sur les prix observées en 2022, ce qui suggère que la lutte contre l’inflation est loin d’être terminée. Nous constatons que le marché écarte rapidement les baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) qui étaient envisagées pour cet été. D’après le CME FedWatch Tool (outil qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des prix des contrats à terme sur taux), la probabilité d’une baisse de taux en juin est passée de plus de 50% à presque zéro en quelques semaines. Cela suggère qu’anticiper des rendements plus élevés, par exemple en vendant des contrats à terme sur Treasuries (futures sur obligations d’État américaines) ou en achetant des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF obligataires (fonds cotés en Bourse), peut être une approche prudente.Se positionner face à la volatilité et à des taux plus élevés
Les traders devraient se préparer à une hausse marquée de la volatilité (amplitude des variations de prix) à mesure que l’incertitude sur la trajectoire de la Fed et le conflit augmente. Le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « baromètre de la peur ») a déjà dépassé 20, rompant sa récente tendance à la baisse fin mars. Acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX ou des contrats à terme peut servir de couverture (protection) contre une baisse plus large des marchés liée à ces craintes d’inflation. Des anticipations plus élevées d’inflation et de taux d’intérêt pèsent sur les actions, surtout la technologie et les valeurs de croissance. Il peut donc être envisagé d’acheter des options de vente de protection sur des indices comme le Nasdaq 100 dans les prochaines semaines. À l’inverse, nous anticipons une poursuite de la vigueur du secteur de l’énergie, ce qui rend des options d’achat sur des ETF centrés sur l’énergie intéressantes pour s’exposer directement à l’impact du choc pétrolier. Une politique plus restrictive de la Fed devrait renforcer le dollar américain face aux autres grandes devises. Les intervenants sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une option ou un future) peuvent envisager des options d’achat sur le DXY (U.S. Dollar Index, indice mesurant le dollar face à un panier de devises) afin de profiter de cet écart de politique monétaire. De même, conserver des positions acheteuses sur les contrats à terme sur pétrole brut paraît cohérent tant que la situation géopolitique ne montre pas de signes clairs d’apaisement.
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