Protection de la croissance aux États-Unis et compromis avec l’inflation
Ils notent que l’impact sur les consommateurs d’une « taxe énergétique » (une hausse de coût qui agit comme un impôt, car l’énergie devient plus chère) est en partie compensé par des recettes fiscales plus élevées (impôts collectés par l’État) aux prix actuels du pétrole. Ils avertissent aussi que l’effet sur la croissance peut devenir non linéaire (il peut s’aggraver très vite, pas de façon régulière) si le WTI atteint 130–150 $ le baril. Nous voyons les États-Unis comme plutôt protégés sur la croissance grâce à leur statut d’exportateur net d’énergie, mais ils subiront une inflation plus forte. Avec le brut WTI proche de 102 $ le baril cette semaine, ce point de vue reste valable. La dernière mesure de l’IPC pour février 2026 est à 3,8 %, ce qui montre que cette hausse liée à l’énergie se transmet déjà à l’économie. Un passage du WTI à 100 $ le baril ajoute environ 1,25 point à l’IPC global, ce qui pourrait le rapprocher de 4 % lors de la publication des chiffres de mai 2026. Cette inflation persistante met la pression sur la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) pour revoir d’éventuelles baisses de taux (réduction des taux d’intérêt). Les traders (intervenants de marché) devraient surveiller les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre plus tard à un prix fixé) sur les contrats à terme SOFR (contrats basés sur le taux SOFR, un taux d’intérêt de référence au jour le jour aux États-Unis) pour détecter un changement des prix de marché vers une position plus « hawkish » (plus stricte, donc plus favorable à des taux élevés) pendant l’été.Risque de croissance non linéaire avec des prix du pétrole plus élevés
La « taxe énergétique » pour les consommateurs est en partie compensée par des recettes fiscales plus élevées aux prix actuels du pétrole, ce qui peut limiter l’impact pour l’instant. Mais cet équilibre est fragile si les prix continuent de monter. Nous nous positionnons pour une poursuite de la performance du secteur de l’énergie (XLE, un fonds coté en Bourse qui suit des actions du secteur énergie) face à une faiblesse des actions de consommation discrétionnaire (XLY, un fonds coté qui suit des entreprises liées aux dépenses non essentielles). Le risque principal est que les effets sur la croissance deviennent beaucoup plus marqués dans la zone 130–150 $ par baril, un niveau que nous n’avons pas vraiment revu depuis la hausse liée au conflit en 2022. Cela suggère d’acheter des options d’achat très « hors de la monnaie » (options d’achat avec un prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc peu chères mais risquées) sur des contrats à terme sur le pétrole ou sur des fonds liés, comme couverture (protection) contre un choc géopolitique soudain. Une telle hausse augmenterait fortement la volatilité (amplitude des variations de prix), ce qui peut rendre attractives des positions « long volatilité » (stratégies qui gagnent si les marchés bougent davantage).
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets